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 Viva la libertad ! - Anthéa

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Yuichi Ueda

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MessageSujet: Viva la libertad ! - Anthéa   Jeu 4 Aoû 2011 - 5:04






« Dehors… dehoooors !!!! Libertaaaaaaaaad ! Wouhouw !!! »

Yuichi se tenait à l’extérieur, dans la campagne, dans un champ sûrement interdit aux visites d’ailleurs, le petit bout tenu par les hanches alors qu’il faisait des tours sur lui-même, dansant seul avec le petit au milieu du maïs. D’ailleurs, en parlant de petit bout, s’il avait rit au début en voyant son protecteur tout joyeux et en train de courir comme un fou dans la nature, cette fois ci, l’avion commençait à lui donner la nausée et c’était un petit regard sceptique qui s’était posé sur le jeune homme.

« Quoi ? Ouais c’est vrai que j’ai déjà fait plus sain d’esprit.. »

Il y avait très longtemps et pendant ses heures perdues. En fait, c’était arrivé, mais il était vrai que depuis quelques années, on ne pouvait pas dire qu’il était le parfait exemple du type calme, serein et équilibré en qui on pouvait faire confiance. En fait, pendant un bon moment, le jeune homme avait même développé des tendances quasiment bipolaires. La rage l’emportait, et des addictions s’étaient développées doucement. Il paraissait que c’était normal dans son cas, mais, ça, ça ne changeait absolument rien ! Le plus bel exemple de cette instabilité s’était fait avec Anthéa, il était rare qu’il passe à ce point d’une personnalité à une autre, et il fallait bien l’avouer, cette soudaine violence lui avait fait peur. Vraiment peur même. Mais finalement, quelque part, le jeune homme avait peut être réussi à se stabiliser à peu près. Il y avait eu des rechutes parce que, certaines situations, il ne savait pas comment les affronter, et dans ce cas, ça finissait souvent par déraper. Surtout quand il n’y avait pas le petit en fait. Petit qui d’ailleurs s’était pas mal amusé à lui faire des frayeurs, il avait disparu pour se retrouver dans les bras d’Anthéa, et ‘était ce qui leur avait permit de renouer des liens un peu plus… calmes. La présence d’une personne de son âge apaisait le jeune homme et ça lui permettait d’éviter de perdre les pédales. Une amie, voilà tout.

Et puis, il n’y avait pas que lui qui se calmait un peu, le fonctionnement du Centre en règle générale s’était amélioré depuis la fuite de Tyler et la mise en place du nouveau gouvernement. Bon, il avait bien fallu faire un petit arrêt par la case prison pour la plupart des gens. Ça n’avait pas été son cas. On l’avait trouvé, comme pour tous les autres ou presque, mais en voyant le petit, ils avaient paniqués et l’avaient gardé à l’écart pendant la rénovation du Centre. Et puis tout avait repris son cour, mais le petit n’avait pas été placé. Comment expliquer ce qui lui était arrivé ? C’était ce qu’ils avaient pensé, sûrement. Enfin, dans tous les cas, leur condition s’améliorait sérieusement.

Ça faisait déjà quelques sorties qu’ils vivaient, mais celle-ci était plus longue et, de toute manière, chacune était une véritable fête pour les deux garçons. Se décidant à rejoindre la ville, le jeune homme était passé voir s’il n’y avait pas quelques annonces, ou quelque chose à faire. Il aida quelques commerçants au passage, en profitant pour se faire bien voir, au cas où il y aurait un emploi à long terme à décrocher. Mais s’il récupéra quelques pièces, ce fut tout. Pour l’instant, leur situation à tout les deux était devenue plus acceptable, mais il voulait trouver quelque chose pour lui et le petit surtout. La prochaine fois, il chercherait à voir si Gabrielle ne vivait pas dans cette ville, ce qui semblait assez probable, mais, en attendant, il comptait s’amuser un peu ! Pas trop, après tout, il avait toujours le petit avec lui, mais une bouteille s’il ne buvait pas grand-chose, ça ne pouvait pas faire de mal n’est-ce pas ? Et il avait assez pour acheter une chambre dans l’hôtel le plus miteux de la ville, histoire de coucher le petit s’il en avait besoin. Enfin, bon, ça n’était pas l’endroit le plus sécurisé du monde, mais bon, ils n’étaient plus à ça près !

C’était alors souriant qu’il avait laissé le petit jouer dans le parc, celui-ci repéra d’ailleurs très rapidement le parc de jeu, où ils restèrent un bon moment. Celui-ci, bien que situé dans le quartier chic, était parfaitement vide. Le soir commençait à tomber, mais les deux garçons avaient encore pas mal de temps devant eux avant de devoir rentrer, en revanche, pour toutes les familles, c’était le moment de rentrer à la maison et de faire manger les petits devenus grognons à cause de la fin. Les deux pensionnaires firent donc un aller retour, revenant avec un sandwish que le petit avala, et une bouteille d’alcool pour le plus grand qui n’avala rien d’autre.

Le petit jouait sur le toboggan, expliquant dans un charabia parfaitement incompréhensible beaucoup de choses à Yuichi qui, lui, s’était retrouvé on ne sait pas trop comment en position cochon pendu, la bouteille à la main et la tête en bas sur le trapèze de l’un des portiques.
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Anthéa Cox

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MessageSujet: Re: Viva la libertad ! - Anthéa   Dim 7 Aoû 2011 - 20:35

    En retard. En retard et paumée. Mes pas résonnaient sur le bitume comme une mélodie effrénée au travers de laquelle pourtant perçait une envie de ne pas forcément accélérer le rythme.
    A quoi bon ? Retrouver la froideur des dalles de la chambre, son silence assommant, cette odeur de javel, les barreaux du sommier qui vous rentraient dans les côtes à cause du matelas trop fin. Ces mêmes barreaux qui paradoxalement représentaient quelque chose de rassurant, de connu. Mais je n'arrivais plus à nier ce regard qui déviait, chaque jour un peu plus vers un extérieur qui m'attirait comme un papillon de nuit vers la lumière. Et je ne pouvais faire mentir ce sentiment qui m'habitait à ce moment-là, de se dire que quitte à faire: autant être en retard pour de bon et essayer de profiter du fait d'être seule et libre ... en quelque sorte.
    J'avais passé une partie de l'après-midi accompagnée par un surveillant, dans un café, pour un éventuel essai de job je crois. Les heures s'étaient égrainées rapidement, bien trop, mine de rien et la fin d'une de mes rares sorties du Centre sonnait déjà.
    Je savais d'avance ce qui m'attendait une fois franchies les hautes grilles d'Isolation, et cette perspective ne me tira qu'une moue cachée par une bouffée de fumée.
    La pointe rougeâtre de ma cigarette était comme un petit néon luminescent dans l'obscurité qui commençait à tomber tout doucement, tandis que je laissais mes pas me guider un peu n'importe où. J'avais perdu mes repères depuis un bon moment et l'idée de faire le chemin inverse ne m'enchantait pas vraiment. Bah ... Oakley était une petite ville, j'allais bien finir par en faire le tour.
    J'écrasais le mégot de ma clope sous mon talon et m’apprêtais à faire le tour du parc pour enfant, juste respirer, profiter encore d'un instant éphémère de liberté, quand j'entendis un cri de joie.


    « Dehors… dehoooors !!!! Libertaaaaaaaaad ! Wouhouw !!! »

    Stupéfaite, je m'avançai. Je m’attendais presque à voir un hurluberlu bondir d’un buisson et courir à en perdre haleine à poil. Mais non, et heureusement !

    Je ne pu retenir un sourire en identifiant facilement le timbre de voix et le propriétaire. Yuichi. Qu'est-ce qu'il foutait ici ? Et dans quel état ... C'était franchement rare de le voir aussi ... expressif. Depuis notre rencontre dans ce couloir sordide, on s'était revu quelques fois, surtout quand le petit bout de chou jouait les aventuriers. De fil en aiguille, on avait fini par se croiser plus souvent et plus longtemps, s'apprivoisant doucement pour au final bâtir une espèce de sympathie mutuelle. Une amitié naissante ? Oui, il m'avait flanqué une sacré frousse, avait failli me tuer, mais malgré tout, et peut-être même à cause de ça, allez comprendre ... je faisais presque confiance à Yuichi et le considérait comme quelqu'un de proche. Un peu.
    J'avais du mal à qualifier la manière dont je percevais Yuichi, mais était-ce bien important ? Non. Une chose était certaine : je l'appréciais, le reste ...

    Je passai à côté d'une balançoire où je reconnus immédiatement Raito, lui ébouriffant la tignasse, qui babillait une suite de mots incompréhensibles en directement d'une silhouette ombrée, la tronche à l'envers et les jambes en direction du ciel.
    Un rire fusa de mes lèvres et je me penchai, la tête légèrement de travers, pour capter son regard, souriante.

    " Bah alors, tu fêtes quelque chose et tu m'invites même pas ?"

    Sans même lui demander - il ne me l'aurait pas refuser de toute façon - je lui pris la bouteille des mains, mata l'étiquette d'un regard appréciateur et en bu une gorgée avant de lui rendre.
    Le goût âpre me raclait le palais mais c'était une douceur-douleur, un vieux plaisir retrouvé. D'abord accroupie dans une position un peu étrange aux cotés de Yuichi, j'en étais venue à passer mes jambes au travers de la cage à singe et finir moi aussi la tête à l'envers quelques minutes. Partager son point de vue, ce ciel moucheté d'étoiles naissantes, le soleil qui disparaissait peu à peu et cet environnement retourné. Hors de toute logique. Libre.

    "- Vous avez passé la journée dehors ?"

    La bouteille passa d'une main à l'autre quelques fois et l'alcool aidant, la fatigue aussi peut-être, je ne tardai pas à être presque aussi enthousiaste que Yuichi face à la nouvelle "liberté" que nous offrait le Centre depuis les changements, quelques semaines auparavant. Fini la peur et les doutes, fini ce monde qui terrifiait autant qu'il m'attirait comme un aimant. Juste le moment présent, la brise qui emmêlait mes cheveux devenus plus long et le rire du jeune homme, toujours pendu.

    J'étais revenue les pieds sur terre ou presque, assise sur la barre où était accroché les jambes de Yuichi, l'alcool m'emmenant tout doucement dans un monde doux et joyeux- dans les deux sens du terme. Je regardai la bouteille bue au trois quart d'un air dubitatif. Un coup d’œil à l'ombre en dessous de moi suivi d'un sourire un peu trop grand pour être honnête.

    " Une seule bouteille pour faire la fête c'est peu... ça te dit d'aller en chercher une autre ? "

    J'avais une furieuse envie de m'en foutre de tout, d'oublier ne serait-ce que quelques secondes, encore, les pensées qui ne cessaient de tourner dans mon esprit torturé. En bonne compagnie en plus ! Mais je n'oubliais pas non plus le petit bout infatigable sur les tapes-cul, le suivant des yeux.

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Yuichi Ueda

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MessageSujet: Re: Viva la libertad ! - Anthéa   Mar 16 Aoû 2011 - 14:19





C’est beau le monde à l’envers non ? Dommage qu’il ne change réellement pas, en toute logique, les jeunes gens se seraient retrouvés à l’extérieur et seraient sans doute des personnes respectables. Ce qu’ils auraient sans doute pu être d’ailleurs s’ils .. non, si lui n’avait pas débloquer violement du bocal. Mais peut être que de l’autre côté dfu miroir, il aurait été une personne courageuse qui aurait sut comment réagir. Qui n’aurait pas fuit et qui aurait trouvé de bonnes solutions plutôt que de se laisser couler doucement dans une dépression franchement malvenue qui l’avait amené tout droit en enfer avec un gosse dans les bras. Dans un autre monde, il aurait sûrement sut assumer et se serait occupé de ce gosse comme de son fils plutôt que de se comporter en ado attardé.

" Bah alors, tu fêtes quelque chose et tu m'invites même pas ?"

Hm ? Tient, il avait déconnecté du monde quelques minutes apparemment. Et c’était le visage joyeux d’Anthéa qui l’avait sorti de sa transe-cochon-pendu ! Premier reflexe, un coup d’œil du côté du gamin qui n’avait pas bougé. Ou, plus exactement, qui courrait dans tous les sens, tout fou sur les jeux, mais en tout cas, qui était toujours là. Ça faisait un bon moment qu’il s’occupait de lui pourtant, plus d’un an, quelque chose du genre, mais une chose était claire : on ne s’improvise pas père. Et malgré son entrainement, il avait encore beaucoup à apprendre pour être un modèle, ça c’était certain !

« Pardon, c’est vrai, c’est mal-élevé : Veux-tu te joindre à ma séance bourrage de tronche seul et à l’envers ? À deux c’est toujours mieux en plus ! »

Ok, peut être pas bourrage de tronche, ça non plus ça ne le ferait sûrement pas avec un gamin dans les pattes. Et la réalité, c’était qu’il ne comptait pas finir complètement déchiré, non juste… pompet’ … qu’à-cela-ne-tienne (oO) j’me ferais bien une salade de saison ! Où ais-je mis le thyyym ? Gad, la rechute. Non, sérieusement, c’était juste pour s’amuser un peu, et parce qu’il n’avait pas trop eu l’occasion de boire de l’alcool dans le centre.

"- Vous avez passé la journée dehors ?"

« Hm, mouais, à peu près ouais. A force de faire du charme à la superbe madame Botom… Raito nous a fait sortir ! »

Et nan, on aurait pu croire que c’était lui le super héro à leur avoir obtenu le tiqué de sortis de la journée, mais en fait, pas du tout. Passant la bouteille à la jeune femme, il avait rajouté en marmonnant :

« Elle dit ne pas pouvoir le faire sortir à cause de soucis administratifs… ‘faut vraiment être con. M’enfin bon, au moins on a le droit à une chambre perso. »

La jeune femme était montée au dessus de lui, mais à l’endroit elle. Un nouveau regard au petit qui était monté sur les jeux de grands et qui galérait manifestement. Pourtant aucun des deux n’avaient bougé, ils savaient tous deux que l’enfant avait eu assez de difficultés dans sa vie pour s’en sortir seul, et, surtout, c’était un véritable chimpanzé quand il s’y mettait, contrairement à son super-faux-papa qui, lui, avait souvent bien du mal à le suivre.


" Une seule bouteille pour faire la fête c'est peu... ça te dit d'aller en chercher une autre ? "


Récupérant la bouteille en question, il se décida à en boire une gorgée avant de répondre. Se redressant à coup de supers abdos créés à force de suivre son petit monstre de plus ou moins fils, il avait réussi à boire sans en reverser… sauf qu’au moment d’avaler, il s’était étouffé ! Prévisible vous me direz, oui, mais une bonne partie de la bouteille avait déjà été bue, alors là, la logique, elle avait parfois du mal à monter à son esprit. Enfin, en tout cas, elle était franchement lente ! Se laissant retomber au sol pour revenir à l’endroit, il avait toussé un bon moment, bouteille bouchée grâce à con pouce à la main. (Oui, chers profs de chimie de ma scolarité, avec le pouce, ouhlahlah comme c’est mal ! Ouais, mais j’ai jamais compris pourquoi il faut pas le faire, alors c’est avec son pouce qu’il l’a bouché, muhahahaaaaaaaaa *revanche de merde xD*) !

« aHem, bref, j’voulais dire : ( *toussote, toussote* ) J’aurais bien voulu, mais j’ai acheté de quoi manger au petit, donc j’ai pu rien pour en acheter une autre ! »

… Re-tousse !

« Hhhum … C’est très con de boire la tête à l’envers tu le savais ? »

Et l’alcool dans les poumons, ça arrache aussi ! Mais le jeune homme n’avait pas eu le temps de lui demander si elle, avait quelques pièces que le petit bout’chou revenait avec son petit sourire innocent et quelque chose derrière son dos. Un sourcil relevé, Yuichi l’avait observé approcher.

« Tu ‘trouves pas qu’il a l’air trop innocent pour l’être là ? … Si tu nous balance du sable (ce qui serait parfaitement inutile vu que dans sa descente précipité, il s’en était mis un peu partout), j’te promets que la prochaine fois que je t’achète à manger, j’le fais dans une boulangerie beaucoup moins clean… »

Mais une fois à leur niveau, le petit s’était assis, sans s’arrêter de sourire, sur les genoux de Yui qui n’avait pas bougé, adossé à la cage de singe et venait de repasser la bouteille à Anthéa (quoi ? En cas de projection de sable, c’était plus prudent ! Et, oui, il y a mieux comme éducation, ça va, on sait !). Mais lorsque le petit lui avait montré son petit cadeau, le nippon n’avait pu que rester un léger bug quelques secondes. Ce qu’il tendait à son papa de substitution n’était rien d’autre qu’un portefeuille.

« Euh… rassure moi, tu l’as pas volé hein ?! »

A qui ? Ouais, bonne question, il n’y avait plus personne dans le parc qu’eux. Mais quand ils étaient arrivés, il y avait des gens. Pas longtemps, certes, mais quand même ! Mais le petit avait hoché négativement de la tête, l’air un peu indigné, même si Yuichi doutait qu’il comprenne réellement le sens du mot voler. D’un coup d’œil, il pu en conclure qu’il y avait quelques billets dans son nouveau bien. Oui, on sait, c’est mal et il faudrait l’apporter aux flics. Mais dans leur situation, on ne crache pas sur un peu d’argent hein ! De toute manière, s’ils se comportaient bien, il y avait fort à parier qu’ils finiraient en garde-à-vue et perdraient leur statut de pensionnaires « libres » alors bon…

« Hm… ben c’est cool alors ! T’auras un dessert pour la peine … mais ça c’est juste parce qu’on est dans la merdouille et qu’on a été traités injustement, et surtout, parce qu’il faut bien se nourrir ! Mais dès que j’ai un job, tu refais plus jamais ça, pigé ? »

Le gosse opina du chef.

« Parfait ! … J’crois que j’vais faire d’autres gosses en fait, et monter une association, et comme ça, je détrônerais les petites Roumaines… »

oO

« … Dingue ce qu’on peut dire des conneries quand on a bu oO… »

Mouais, bref ! Soulevant le petit, le jeune homme s’était relevé, enlevant de quelques coups le sable qu’il avait sur lui.

« Si Madame veut bien me suivre … ! »

Saviez vous qu’une révérence, ça n’est pas simple à faire quand on a un petit dans les bras ?

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Anthéa Cox

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MessageSujet: Re: Viva la libertad ! - Anthéa   Mer 14 Sep 2011 - 3:11

    Tout n'est qu'illusion.
    Pensée bien triste alors qu'une bouille d'enfant te chuchoterait de te mettre la tête à l'envers pour changer les choses, secouer la boule et faire dégringoler de nouveaux les copeaux de neige sur le bonhomme au nez de carotte croqué. Un instant, juste un instant. Imaginer pouvoir effacer d'une pichenette et se fondre dans une autre vie, l'espace d'une pensée.
    On continuait tous à rêver finalement ... Le Centre n'avait pas encore réussi à nous enlever cette capacité, même s'il l'avait rogné petit à petit comme des gouttes d'acide attaquant l'acier.
    Je ne savais pas le fond de la pensée de Yuichi, mais une partie de son esprit, elle, avait très envie de faire la fête, lâcher la bride tout en étant raisonnable.
    Et l'idée me faisait méchamment du gringue, mon palais doucement éveillé par l'alcool. Je lui adressai un sourire, avant de changer ma position, à l'origine pas très stable. Une perte d'équilibre et je passais la tête à l'envers.

    « Avec plaisir ! »

    Et une poivrote de plus dans la balance ! Il n'empêche que je savourais intérieurement le moment et la direction qu'allait prendre cette soirée, bien sympathique. Les gardes, les psys, on verrait ça demain.

    Revoir Yuichi et Raito me faisait toujours plaisir, un mince sourire s'étirant au coin de mes lèvres de façon très naturelle, inconsciente en leur présence. Les voir, c'était un gout sucré-salé, d'un avant et d'un après aux teintes plus claires, c'était ne jamais savoir ce qu'on allait faire à l'avance, mais profiter simplement d'une présence amicale. Nos rencontres sonnaient en moi comme quelque chose d'étrange, entre Isolation et l'espoir d'une petite lueur qui vacillait au gré de nos permissions de sorties.
    Et les deux compères en avaient apparemment obtenu une belle grâce au petiot. Dans quelques années, il les ferait toutes tomber à ses pieds les assistantes sociales !


    « Elle dit ne pas pouvoir le faire sortir à cause de soucis administratifs… ‘faut vraiment être con. M’enfin bon, au moins on a le droit à une chambre perso. »

    J'adressais un sourire admiratif au gamin tourbillonnant sur un manège bien immense à côté de lui, avant de me tourner vers son père adoptif, prendre une goulée, devenue âcre dans ma gorge, une deuxième et lui redonner.

    « C'est vraiment super ça ! Au moins, vous risquez un peu moins qu'avant ... »

    Et tous deux en train de veiller au travers de notre conversation sur Raito en sachant parfaitement ce qu'un bout de chou comme lui avait risqué. L'injustice et le danger d'une situation non méritée.
    Et penser à ces entretiens avec les psys, à ces conditions de logements me fit penser à la mienne. Des cons, c'était tout à fait ça, le terme parfait !
    Non. Tout effacer. Raturer d'une encre sourde, au moins pour ce soir. Laisser son regard errer dans des étoiles d'alcool et de rires, un peu.
    Je détournai ainsi la conversation, rigolant comme une bossue devant la mine d'un Yuichi qui s'étouffait à moitié de sa dernière gorgée. J'en avais mal au ventre et un sourire plus malicieux que jamais au bout des lèvres.


    « Hhhum … C’est très con de boire la tête à l’envers tu le savais ? »
    « Ça, j'en avais l'intime conviction avant même que nous fasses cette ... cette superbe démonstration haha ! »

    J'allais lui répondre que pour la bouteille, ce n'était pas un problème, il devait bien rester de quoi en acheter une petite avec mes fonds de poche. J'avais juste acheté du tabac à rouler et des feuilles, achat bien économique à l'extérieur qu'au Centre, même si les paquets ne se monnayaient pas de la même manière là-bas... Mais l'apparition d'une petite silhouette cachant quelque chose dans son dos m'interrompit.


    « Tu ‘trouves pas qu’il a l’air trop innocent pour l’être là ? … Si tu nous balance du sable...j’te promets que la prochaine fois que je t’achète à manger, j’le fais dans une boulangerie beaucoup moins clean… »

    « Parce que le garnement que t'étais aurait surement fait la même chose à son âge hein ?! »

    Je m'étais retrouvée avec le restant de bouteille entre les mains par un Yuichi sauveur de Vodka et j'attendais comme lui que le petit daigne bien nous montrer ce qu'il cachait. Suspect, mais venant de ce petit bout j'étais plus curieuse qu'inquiète. Aussi vif qu'un oiseau, il était capable de comprendre bien plus que ce que l'on pensait et il nous en donnait une preuve flagrante.
    Je me retins à grand peine, pouffant au travers de ma main libre devant la mine d'un poisson hors de l'eau de mon compagnon à la vue du portefeuille.

    Raito apprenait vite, c'était indéniable.
    En d'autres circonstances, je l'aurais presque félicité, Vilaine fille que j'étais à encouragé un gamin au vol, mais on était loin du Centre et ses circonstances de survie.


    « Euh… rassure moi, tu l’as pas volé hein ?! »

    Mais je ne pus retenir un fou-rire idiot qui me monta à la gorge, autant dû à mon hilarité devant la bouille mécontente du petit et quelque chose de stupide, surtout dû au quart de la bouteille que je venais de m'enfiler avec Yuichi.
    Et je souriais toujours devant le regard incandescent que le mini-pouce m'adressa.

    « J'ai rien dit p'ti bout. Tu ne l'as pas volé, je te crois. »

    Et au vu de son air indigné, j'aurais plutôt intérêt à le croire. Ok ok boy, il est tombé... Donc ce n'est pas volé, si ? De toute façon, vu le contenu du portefeuille, ce n'était pas un ou deux billets en moi qui allait réellement manquer à la personne. Raison toooouuuut à fait logique et honnête de ne pas laisser moisir ce petit trésor dans le sable.

    Je regardais, souriante dans l'ombre, Yuichi lui faire la morale, trop craquant dans son honnêteté ce gosse !
    Je ne me rappelais pas l'avoir franchement été avant mon arrivée au Centre. Pas menteuse non, mais cacher des choses pour mon confort, surtout à la maison était monnaie courante. Et à l'âge de Raito: Du noir.
    Néanmoins je trouvais cela génial que son papa de substitution lui inculque de telles valeurs morales, et qu'il semble les intégrer aussi jeune. Il ne finirait pas comme nous, toujours sur le qui-vive malgré une tranquillité apparente. Du moins je l'espérais.


    « Parfait ! … J’crois que j’vais faire d’autres gosses en fait, et monter une association, et comme ça, je détrônerais les petites Roumaines… »

    « Et tu les enrôlerais grâce au charme inconditionnel de Raito c'est ça ? Elles vont avoir une sacré concurrence ! »

    Pire qu'un proxénète !


    « … Dingue ce qu’on peut dire des conneries quand on a bu oO… »

    Je soupirai en le suivant.

    « Ah ça tu l'as dit, bouffi ! »
    Et partit dans un léger rire qui semblait vouloir rester à accrocher à mon visage ce soir. D’où je sortais ce truc à deux balles hein ? Je n'allais pas m'en plaindre, ça faisait tellement longtemps ...


    « Si Madame veut bien me suivre … ! »

    « Monsieur me fait trop d'honneur ! .... »
    Et une courbette en mimant les pans d'une robe en dentelle blanche pour faire bonne mesure!

    Plus on avançait vers ce qui me semblait être la partie du quartier commerciale, plus on rigolait et la marche bien que dégrisée par le vent frais n'était pas très droite. Mais de toute façon, qui à cette heure dans les familles bien pensantes d'Oakley sortirait pour croiser deux jeunes bien trop souriants pour être honnêtes avec un gamin dans les bras.
    A la vue de l'enseigne de la supérette ouverte jour et nuit, je me rappelais d'une chose.

    « Ah oui ! J’oubliais ! J’ai de quoi compléter un peu, comme ça on pourra se prendre peut-être de quoi grignoter en plus. J'l'avais oublié avec la fabuleuse trouvaille de notre chenapan national. »

    Chenapan que je m'étais surprise à apprécier plus qu'il n'y paraissait, en général, pas très à l'aise avec les enfants, mais il semblait l'avoir bien compris et ne ratait pas une occasion de s'en servir...
    Quelques minutes plus tard, la lumière blafarde des néons nous agressait les pupilles alors que l'on se dirigeait vers le rayon en question.
    Après un drôle de regard de la part du tenancier, « vieux schnock», on arriva devant et j'interrogeai du regard Yuichi, en sortant des tas de petites piécettes de ma poche arrière.

    « 5, 20, cents ... 1, 50, 75 ... » Et que tu recommences parce qu'une petite main est venue prendre une pièce, foutant ton calcul en l'air. « Hé ! Ça t'amuse de me voir galérer ? » Et pourtant je riais légèrement, plus amusée que vexée.
    «Bon, j'ai un peu moins de 4 dollars, c'est déjà pas mal. Il va se faire plaisir avec, l'autre là-bas » annonçais-je à mon compagnon avec un grand sourire entendu.

    Ne nous restait plus que le choix de la bouteille. Classique.
    La même que celle qu'avait auparavant acheté Yuichi, autant éviter les mélanges ... Un paquet de chip's plus tard, on arrivait devant notre nain national, marâtre de blanche neige au masculin, avec son pustule sur le nez.
    Et comme si j'avais gagné le meilleur marathon du monde, je lui sortis mon reste de monnaie avec un sourire de triomphe.

    Petite vengeance, mesquine certes. Mais délicieuse.
    La semi-liberté en avait ce petit gout étrange.

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Yuichi Ueda

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MessageSujet: Re: Viva la libertad ! - Anthéa   Dim 18 Sep 2011 - 0:34

Ouais, tout ça est un bordel assez innommable surtout. Je sais, ça fait un peu moins poétique, mais c’est tout aussi véridique. Sérieusement, c’était un dawa pas possible ce monde dans lequel ils vivaient. Et jamais ils n’auraient pu penser qu’il déconnait à ce point. Mais il avait bien fallu se rendre à l’évidence, il n’y avait pas que dans leur vie que le destin avait eu un humour bien cruel, et il s’était mis à jouer d’eux, eux tous, pour les entrainer dans une violente farandole dans laquelle chacun écrasait bien souvent l’autre jusqu’à ce que mort s‘en suive. Mais il y a aussi quelques moments plus calmes, plus brillants dans tout ce joyeux bordel. Des moments qui valent le coup d’être vécus, parce que même dans l’horreur, il y a du bon. On l’oublie souvent dans les récits, parce que ça ne fait pas vendre. Et puis, surtout, parce que ça ne fait pas réfléchir sur l’affreuse nature humaine. But parfaitement noble. Mais dans toute guerre, s’il y a un nombre de cris et de pleurs tristement immense, il y a aussi quelques sourires qui, soyez du même avis que moi ou non, méritent d’être racontés.

« Avec plaisir ! »

Et une fiesta en prévision ! Une ! Oui, à deux avec un enfant en bas âge dans les bras ! Ouais, ben on fait avec ce qu’on a hein ! Et quand on a un gosse, ben il s’avère qu’on ne peut pas le laisser au bord de la route, ça se fait pas ! Et puis, avec tout ce qu’il avait vu, ça ne risquait pas d’être de l’alcool qui allait changer sa mauvaise non éducation. Pourtant, le jeune homme essayait de faire du mieux qu’il pouvait, mais bon, ça n’était pas exactement la meilleur période, ni le meilleur endroit pour élever un petit bout, si intelligent qu’il soit. Et puis, lui aussi devait vivre. C’est égoïste à dire, mais indispensable pourtant. Il ne pouvait pas être l’homme qu’il aurait dû être pour inculquer une éducation parfaite au petit. Pour ça, il aurait fallu avoir des pouvoirs assez extraordinaires. Comme le fait de ne pas être affecté par le monde autour de lui, ou de ne pas souffrir de son passé et de son éloignement vis-à-vis de sa famille et de sa vie d’avant, il aurait fallu qu’il arrive à les protéger sans se montrer violent, il aurait fallu qu’il évite toutes les situations à risque et qu’il transforme le monde en monde de bisounours. Mais il s’était avéré qu’il n’était qu’un homme. Avec la force de continuer, qui parfois s’amenuisait grandement, et avec ses faiblesses surtout. Avec la peur et la haine, avec le désarroi de ne pas savoir quoi faire et d’avoir besoin d’un guide, avec la détresse d’être seul et la peine de ne pas être à la hauteur.


« C'est vraiment super ça ! Au moins, vous risquez un peu moins qu'avant ... »

Et puis, parfois, on y arrive. On gagne quelques batailles. Faibles et minces, mais c’est déjà ça. Une chambre pour être seul avec le petit. Pour ne pas tomber sur des gens dont il ne connaissait pas les intentions. Pouvoir fermer à clef et dormir tranquillement jusqu’au matin. Se reposer, et donc arriver plus facilement à faire abstraction des mauvaises choses.

« Ouais. Et on dort bien du coup. Ça fait du bien. A lui autant qu’à moi j’crois. »

Petit rire. Lui qui s’était énervé comme un diable sortis de sa boite, la bête enragée qui ne demandait qu’à être titillée, semblait être un homme parfaitement différent. Ça n’était pas le cas et tout deux le savaient. C’était juste qu’ils avaient tous deux vécus dans un enfer que peu peuvent imaginer, et qu’on fait ce qu’on peut pour y survivre. Un soldat, c’est le type qui a tiré sur un père de famille, mais c’est aussi l’homme qui se hait de l’avoir fait. Mais il l’a fait quand même, parce qu’il n’avait pas le choix. Parce que quand il faut survivre, c’est l‘instinct qui dirige. Se protéger, protéger les siens, c’est tout. Et la condition de pauvre humain paumé dans tout ça faisait aussi qu’il y avait des moments où il s’était perdu entre assassin et survivant, entre bête et naufragé. Peut-être plus que d’autres, peut-être pas. Il n’en savait rien. Mais en tout cas, leur histoire avait fait qu’Anthéa avait eu l’occasion de gratter la surface, tout comme il avait vu une facette d’elle qui aurait fait fuir toute personne de bonne éducation ne connaissant pas leur monde. Tous deux savaient ce qu’ils étaient réellement, et c’était ce qui comptait réellement, et ils s’appréciaient pour ça. Elle avait pu le voir se rapprocher de plus en plus de l’enfant au fur et à mesure des mois écoulés aussi. Il n’était plus que son protecteur, mais, finalement, et contre toute entente, c’était bien son père qu’il était devenu.

Ou qu’il avait toujours été.

« Hhhum … C’est très con de boire la tête à l’envers tu le savais ? »
« Ça, j'en avais l'intime conviction avant même que nous fasses cette ... cette superbe démonstration haha ! »

« Magnifique n’est-ce pas *nouveaux toussotements* j’en ai jamais douté. D’ailleurs, c’était pour te montrer, comme ça, tu vois, t’as la preuve d’avoir raison. »

Ne t’étouffe pas, ça va aller, respire à fond et doucement Rolling Eyes jeunesse décadente va !

« Nan parce que c’est bien d’avoir des preuves ! »

Ça rend la voix rauque de s’étouffer avec de l’alcool, vous le saviez ? Bah lui oui, mais il faut toujours vérifier que les choses ne changent, pas, ça rassure ! Ouais, ouais, tout l’art de faire de la philo sur de l’alcool ut de travers. Oui, je sors ça va xD !

« Tu ‘trouves pas qu’il a l’air trop innocent pour l’être là ? … Si tu nous balance du sable...j’te promets que la prochaine fois que je t’achète à manger, j’le fais dans une boulangerie beaucoup moins clean… »

« Parce que le garnement que t'étais aurait surement fait la même chose à son âge hein ?! »
« Ah ben nan ! Bien sûr que non ! Jamais, j’suis sage moi ! jl’ai toujours été d’ailleurs, ‘jamais fait de bêtises ga »

Tout l’art d’oublier ce que l’on est, juste pour avoir l’impression d’avoir eu une vie normale, de vivre des situations ordinaires, ces petits moments dont ils rêvaient tous malgré leurs aspects de gros durs occasionnels.

« Pourquoi, toi tu l’aurais fait ? C’est mal ! » xD

Et c’était là qu’il avait fait la carpe !! xD ! Nan mais c’était vrai que ce gamin apprenait vite, un peu trop même. Le voilà qui sortait des sous de nulle part justement quand ils en avaient besoin, et si ça faisait rire Anthéa, elle avait essayé de ne pas trop le montrer, ou plutôt, son copain alcolo du jour en était resté tellement bouche-bée qu’il ne l’avait pas remarqué sur le coup.

« Euh… rassure moi, tu l’as pas volé hein ?! »

Ça y était, elle craquait : fou rire général, du coup, il l’avait suivi, bien que toujours éberlué de la trouvaille du petit qui les foudroyait du regard. Apparemment il savait que voler était mal, chose miraculeuse franchement vu ses conditions d’apprentissage.

« J'ai rien dit p'ti bout. Tu ne l'as pas volé, je te crois. »

Adressant au petit un grand sourire, il ne put nier la chose : il était fier du bout d’chou. Fier qu’il soit outré qu’ils aient pu penser qu’il avait volé quelque chose. Et impressionné, mine de rien, parce qu’en fait, un enfant, ça peut révéler des forces, des capacités et une intelligence à comprendre les situations et même parfois les gens qu’il n’aurait jamais cru possible. C’était vrai, instinctivement, le gamin avait tendance à savoir quelles étaient les personnes vers qui aller et qui éviter. Mais bon, ça devait aussi venir de l’univers dans lequel il avait grandis, parce que Yuichi le voyait assez mal faire confiance à un connard voulant lui promettre des bonbons pour qu’il le suive dans sa voiture. Mais en même temps, et heureusement, il n’y avait pas tant d’enfants à avoir dû comprendre ces choses-là aussi vite. Ce petit avait vu les larmes, la peur et la rage. Et il les avait intégrées dans son petit crane. Il devait parfois se tromper sur ce qui était bien et mal, car son… père, l’avait aussi fait, et s’y planterait peut-être encore. Mais il semblait avoir compris que c’était important de faire la différence, même s’il ne savait pas vraiment pourquoi. Et que se dire que le modèle aussi peut faillir et se planter, ça devait encore être franchement flou pour lui, mais il y avait déjà… l’ombre de ces notions-là. Et c’était déjà pas mal.

« Parfait ! … J’crois que j’vais faire d’autres gosses en fait, et monter une association, et comme ça, je détrônerais les petites Roumaines… »

« Et tu les enrôlerais grâce au charme inconditionnel de Raito c'est ça ? Elles vont avoir une sacré concurrence ! »

« Exactement ! Nan, ben nan ! Parce que ça c’est pas bien ! »

Petit geste du doigt en fixant l’enfant. Merde, il se faisait penser à son prof de primaire, allez, complétons l’image : petit clin d’œil appuyé à la jeune femme. Les grands, ça se comprend hein =D.

« … Dingue ce qu’on peut dire des conneries quand on a bu oO… »
« Ah ça tu l'as dit, bouffi ! »

On est tit pas biens là hein ? :ga :

« Si Madame veut bien me suivre … ! »

« Monsieur me fait trop d'honneur ! .... »

La liberté c’est le pied !

« Ah oui ! J’oubliais ! J’ai de quoi compléter un peu, comme ça on pourra se prendre peut-être de quoi grignoter en plus. J'l'avais oublié avec la fabuleuse trouvaille de notre chenapan national. »

« Hanw, ben c’est parfait ça ! »

Et tes bonnes manières, elles sont où ? Aux orties ?

« Enfin, t’es sûre que tu veux dégager tes… économies ? Appelons ça comme ça. »

C’était vrai, pour eux, c’était un peu la galère de se retrouver avec de l’argent en poche. Surtout que lorsqu’ils étaient enfermés dans le centre, une pièce n’avait plus aucune valeur puisque c’était le troc qui avait valeur de droit. Et à présent qu’ils se trouvaient de nouveau dehors, trouver un boulot, ça n’était pas la chose la plus facile qu’il soit. Avec leur réputation de psychopathes ambulants… on ne pouvait pas dire que tous les commerçants se les arrachaient. Donc, oui, si peu que ça soit, c’était des économies, et ça restait important. Même si ceux qu’ils avaient été avant et qui se rappelaient de la valeur de l’argent se disaient que… franchement, quatre dollars, c’est vraiment rien ! Pourtant, à présent, si. Et encore une fois, ils avaient pu comprendre qu’ils étaient considérés comme des déchets proscrits de cette société. Haussant des épaules fasse au regard noir du vieux crétin, le jeune homme avait souri à son amie, prenant le petit dans les bras en lui claquant un baiser sur la joue (ce qu’il n’aurait pas fait il y avait six mois, rappelons-le), il s’était détourné de l’homme pour en revenir aux bouteilles. Qu’il pense ce qu’il voulait, ils en savaient bien assez sur la vie pour ne pas y accorder plus d’attention que ça, même si, dans le fond, en tout cas, pour Yuichi, ce genre de regards le faisait souffrir. Parce qu’il restait à l’écart de ce monde qu’il aurait pourtant bien voulu réintégrer.


« 5, 20, cents ... 1, 50, 75 ... »

Riant, amusé, de voir le petit fausser tous les calculs de la jeune femme, il avait répondu à sa question suivante par un sourire de petit innocent.

« Hé ! Ça t'amuse de me voir galérer ? »

Ils faisaient bien la paire eux deux tient ! que ce soit le petit ou le grand, tous deux adressaient un air de parfait innocent à Anthéa.

«Bon, j'ai un peu moins de 4 dollars, c'est déjà pas mal. Il va se faire plaisir avec, l'autre là-bas »

Nouveau rire. Ouais, voilà, les adultes se comprennent. Le petit groupe était passé payer avant de sortir. Repérant bien le regard inquisiteur de l’homme, le petit n’avait pas manqué de tirer la langue au type, ce qui avait bien fait rire son papa de substitution, surtout que l’alcool commençait à bien faire son effet mine de rien.

« Bon.. »

En pleine rue, c’est toujours là que revient la question primordiale :

« … On va où ? xD »

C’était à ce moment qu’une voiture s’était arrêté pas loin, la musique à fond. A ce moment aussi que l jeune homme s’était mis à danser, ouais, c’est con, mais vous savez depuis combien de temps ils n’ont pas entendu de musique ces pauvres gosses hein ? Entrainant Anthéa dans ses conneries, il avait posé le petit qui avait d’un coup pas mal envie de se déhancher mais… par terre ! C’est qu’il est chiant ce grand dadais à toujours le garder dans les bras quand ils sont en présence de gens ! Avec un fuck du doigt pour toute réponse aux regards de surprise des gens dans la voiture, le jeune homme ne s’était pas arrêté, riant de sa connerie, mais surtout de la joie d’être dehors. ‘faut en profiter de ces moments-là, et ils le savaient mieux que personne.

Mais bon : feu vert : pu d’musique !

L’air comiquement dépité, il avait regardé un moment la voiture s’éloigner avant de faire un grand sourire à la jeune femme et de repartir en chanson :

« Hakuna Matataaaaaaaaa mais quelle phrase magnifiiiique, hakuna matata, quel chant fantastiiiique ! Ces mots signifient, que tu vivras ta vie, sans aucuns souciiiis, philosophiiiie, hakuna matataaaaaaaaaa »

Ben quoi ? C’est planétaire ça ! Et puis, quitte à avoir dû grandir trop vite, il faut bien des moments de rechutes ! Vous le voyez le grand méchant pas gentil en train de chanter hakuna matata ? Bah ouais, mais c’est comme ça. D’un geste, il avait fait signe à la jeune femme de s’y mettre. Vive les chansons de dessins animés. D’un côté, c’était quelque part ce qu’il connaissait le mieux, ça, il avait eu le temps de les apprendre par cœur. Vive Disney. Et j’me fous de savoir si ça passe au Japon xD On a bien pokemon nous hein ! Attrapez les tous ! Un jour je serais le meilleur dresseur, et je me battrais sans répit, je ferais tout pour être vainqueur, et gagner les défiiiits ! Oui, ce soir, moi aussi je retombe en enfance. Et vla le gamin qui danse. Il est pas bourré lui pourtant hein ! Et ils avaient finis par avancer, comme ça, partis dans leur délire, pour passer rues après rues, sans trop savoir où ils allaient.

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Anthéa Cox

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MessageSujet: Re: Viva la libertad ! - Anthéa   Ven 21 Oct 2011 - 1:50

    Irresponsables.
    Peut-être bien que nous l'étions, avec le petit Raito dans les bras de son père de substitution, une envie de s'éclater, lâcher du leste, et oublier. Oublier les années de galère, oublier l’âpreté d'une vie dans un rire. Raturer le Centre et son ombre malsaine d'un sourire.
    J’étais réellement contente pour eux, qu’ils aient enfin un peu de tranquillité dans ce monde de dingues.
    Les choses s'amélioraient, et même si ce n'est pas totalement le cas, et bien sur, j'avais, ou plutôt on avait décidé que ce serait le cas. Comme on retourne une boule de verre pour en faire tomber la neige, ce soir, l'air brillerait non pas de tristesse, mais de nos éclats de gaieté retentis ! L'illusion d'un moment peut-être bien, mais il nous appartenait d'en faire ce que l'on voulait, libres de toutes entraves, respirant la liberté.
    Les mimiques de Yuichi me tiraient des rires naturels, bon, parsemés de pointes alcoolisés mais que voulez-vous. Quand on a passé près d'un an dans un Centre où l'alcool est prohibé et planqué sous un oreiller rempli de couteau, on a plus trop l'habitude de boire. Et ça avait beau être du premier prix, ça n'en montait pas moins vite à la tête. Bah ...

    Mon regard les menaça une seconde lorsque la minuscule main du petiot vint foutre le bordel dans mon comptage de pièces. Deux chenapans ceux-là ! A croire que c'était le "père" qui se calquait sur le fils et non l'inverse !
    Mais au final, le compte était bon, et un brin sadique, petit plaisir partagé par mon compagnon de fortune, il fallu que le gérant compte toutes les pièces, pour au final m'en rendre quelques-unes. Pas de quoi s'acheter des filtres mais bon ... Je ne regrettais en rien ma contribution à notre petite fête de la liberté improvisée.
    Pendant que le commerçant maugréait toujours, je réfléchissais à la question posée par Yuichi.

    « Bon… On va où ? xD »

    A vrai dire, je n’en avais aucune idée, mais pensait tout haut .

    « Hm … Je sais pas. Il ne fait pas très froid donc on peut rester dehors, à moins que ta chambre d’hôtel te ten’ … ».

    Mais avant que j’ai pu finir ma phrase en parlant d’une possibilité que Raito s’endorme avant, j’eu la vision tout à fait incongrue et loufoque d’un Yuichi me tirant par la main, m’entrainant dans une danse improvisée, accompagnée du popotin dansant du gamin. Au départ, un peu perdue, je pris rapidement le rythme, bougeant les hanches au rythme de la musique s’échappant de la voiture. J’essayais aussi de suivre celui du jeune homme et c’était … hum, comment dire ? Assez compliqué. Ca ne m’empêchait pas d’en rire et d’afficher une mine déçue à voir la voiture s’en aller.

    « Hakuna Matataaaaaaaaa mais quelle phrase magnifiiiique, hakuna matata, quel chant fantastiiiique ! Ces mots signifient, que tu vivras ta vie, sans aucuns souciiiis, philosophiiiie, hakuna matataaaaaaaaaa »

    Un grand sourire plus tard, c’était un Yuichi me tirant la chansonnette en m’engageant à le faire. Un rire s’échappa de mes lèvres, et partie avec joie dans son délire, je mêlai ma voix à la sienne.

    « Hakuna Matata, Hakuna Matata, Hakuna Matata ! Ce mot signifie que tu vivras ta vie sans aucun souciiis ! »

    Et l’entrainant par le bras, je finis par remuer le popotin comme Pumba et Timon, balançant exagérément les hanches à droite, puis à gauche, au rythme des « Hakuna … Matata. Hakuna … Matata » qui ponctuait la fin de la chanson. Qui ne connaissait pas en effet ? J’avais beau avoir passé une enfance cloîtrée dans un appartement sombre, on va dire que ma mère avait eu la décence de me laisser des dessins animés en guise de compagnie. Si bien que j’étais presque incollable sur les Disney… Pas les récents, évidemment, mais dès que notre dernier « Hakuna matata » vint perdre son souffle dans un soupir rieur, j’enchainai avec toute la verve dont j’étais capable, me redressant.
    « Mon cher, vous yoyotez sérieusement d'la crinière » En poussant devant Yuichi toujours en train de remuer du cul au rythme d’une musique éteinte. Je claquai des mains, et décidai que c’était mon tour de chanter. J’aurais fait un carton si j’avais eu l’occasion de faire du théâtre ! Je levai les bras, comme pour saluer un lever de soleil pourtant bien lointain… Celui de notre liberté surement.

    « Ingonyama bagithi baba
    Sithi uhhmm ingonyama

    Nants ingonyama bagithi baba
    Sithi uhhmm ingonyama
    Ingyniuata’ ma Haha ! »


    J’avais finis par bafouiller vers la fin, prononçant n’importe quoi qui aurait pu ressembler au chant africain du Roi lion. Je m’interrompis en riant plus qu’autre et chose.
    De rire, je basculai presque contre le mur du trottoir, mais me rétablit avant de faire un joli plongeon droit la tête la première devant Yuichi. C’était ça de chanter à tue-tête sans faire gaffe à ce qui vous entourait, en particulier ce qu’il y avait par terre.

    « Attends, attends j’ai mieux ! » Je repris ma respiration, me redressai et ajoutai, souriante.

    « J’ai un joli ptit lot de noix de coco dibidi bidibidi qui se suivent comme des numéros ..... des grosses, des naines, toutes à la file indienne ! »

    Et là, je plaçais derrière lui et le bout de chou pour rechanter encore une ou deux fois cette comptine stupide.
    J’aurais pu lui en citer d’autres, mais elles ne me paraissaient pas aussi bien que cette expression chantée qu’il avait sortie, qui s’accordait si bien à notre besoin actuel d’une vie dont les nuages disparaissaient, même si ce n’était qu’un instant. Essayer de prendre les choses du bon côté, réussir à s’en détacher. De tout ça, toute cette noirceur qui pourrissait l’ombre de nos pas.
    J’avais tout de suite été entrainée dans son délire, monde de notre enfance, monde de rêve en cette nuit sur un trottoir sombre, d’une obscurité toute prête à nous accueillir, nous et nos chants joyeux. Tant pis pour les voisins …
    Reprenant un rythme plutôt jazzi, je recommençais à me dandiner des fesses, ridicule vision pour quiconque m’aurait connu. Et pourtant oui, vous aviez bien une Anthéa, une bouteille que je n’avais pas résisté à gouter avec d’arriver à destination entre les mains, en train de remuer du derrière au rythme d’une musique que je produisais avec des claquements de langues. Avant de mettre les paroles tant attendues dessus en prenant ma voix la plus grave possible.

    « Il en fauuuut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureuuux. Il faut se satisfaire du nécessaire : un peu d'eau fraîche et de verdure que nous prodigue la nature
    quelques rayons de miel et de soleiiiil…. »



    Et pour parfaire l’imitation, je m’étais penchée un peu en arrière, comme si j’avais été enceinte, ou alors pourvue d’un bide gros comme une barrique invisible !
    J’explosai de rire en incitant Yuichi à chanter avec moi au rythme des balancements de nos bassins dont les hanches se frôlaient de temps en temps, légèrement en décalage l’un par rapport à l’autre. Oui, il en fallait peu. Et quand on avait rien, ou tout perdu, on chérissait ce « peu » comme je voulais garder vivace cet excellent souvenir à venir de la soirée ! Si je m’étais réellement posé la question, aurais-je pu répondre qu’en chantant et imitant Baloo j’étais heureuse ? Peut-être bien oui. Même si le mot me paraissait encore flou...

    Et ça, c’était la liberté. Imiter Zazou et Baloo dans une ruelle, à en faire rire aux éclats un jeune homme et un gamin haut comme trois pommes.



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Yuichi Ueda

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MessageSujet: Re: Viva la libertad ! - Anthéa   Dim 6 Nov 2011 - 17:38

Grand sourire, comme c’était possible qu’un tel sourire apparaisse sur les lèvres d’un jeune homme quelques temps plus tôt aussi déprimé. Un homme qui s’était trouvé à menacer la fille avec laquelle il s’éclatait plus que de raison. La liberté avait cet effet sur eux, elle les rendait heureux, tout simplement.

Lion maudis, lion proscrit
Il ne peut changer sa vie
Il s’enfuit loin d’ici
Mais n’oubliez jamais son ignominie

Car il n’est pas l’un des notres…

Oui, c’était vrai. Aucun d’eux ne faisait partis de ce monde-là, et pourtant ils cherchaient tout de même à y trouver leur place. Et s’ils ne la trouvaient pas, au moins, ils profitaient de pouvoir danser dans les rues, rire sans attirer les ennuis, profiter du ciel nocturne, même s’ils allaient finir par devoir rentrer, ils le savaient parfaitement. Mais cet instant durait et se prolongeait pour leur plus grand bonheur. Ils en avaient besoin, tous. Les deux plus grands pour retrouver le gout à la vie, à l’amitié, et le plus jeune, pour voir que le monde n’était pas uniquement ce qu’il avait connu. Ils ne faisaient peut être plus parti de ce monde-là et n’y reviendraient peut être jamais, c’était comme ça, ils avaient vécus des choses qui feraient qu’ils vivraient sûrement à tout jamais en marge de la société. Mais ils y vivraient ensembles, parce qu’à près tout, ils restaient humains, et c’était bien ça qui avait fait qu’ils avaient perdu pieds. C’était aussi ça qui faisait qu’ils se retrouvaient et qu’ils étaient capables de se comprendre.


« Hakuna Matata, Hakuna Matata, Hakuna Matata ! Ce mot signifie que tu vivras ta vie sans aucun souciiis ! »

Wouhou ! Tous en cœur ! Le petit ne comprenait pas, bien sûr. Il n’avait jamais vu de dessin animé. Mais ça viendrait. Dans la jungle terrible jungle, le lion est mort ce soir. Plus de rage, plus de carnages, le lion est mort ce soir. Ils pouvaient respirer, enfin. Hawiiiiiiiiiiiiihihihihiiiiiiiiiiiiiiiii hawimbowaaaaaaaaaaaaay =D. Dansant dans la rue, ils avaient pas l’air con tient. Ben oui, mais ils s’éclataient, et, au moins, eux, ne risquaient pas d’en avoir encore quoi que ce soit à foutre de ce que les autres pouvaient penser. Ils étaient heureux et libres, juste pour une soirée, peut-être, mais il faut profiter du bonheur quand il vient, parce que ça n’est pas forcément tous les jours.

« Mon cher, vous yoyotez sérieusement d'la crinière »

« Tient dont ! »

Allé, vient qu’on danse, allé vient, rentre dans ce tourbillon de rire, de chansons de nos enfances, et oublie le reste.

« Ingonyama bagithi baba
Sithi uhhmm ingonyama

Nants ingonyama bagithi baba
Sithi uhhmm ingonyama
Ingyniuata’ ma Haha ! »


Il faisait les cœurs de la fin, histoire d’appuyer sur la fin des phrases alors que le petit qui les regardait quand même bizarrement, continuait de danser, secouant son petit popotin dans un rythme pas franchement égal au leur. Anthéa avait d’ailleurs magnifiquement faillis se rétamer, l’enfant aurait eu une très bonne raison de rire pour le coup. Son père de remplacement avait eu le réflexe de chercher à la rattraper, mais il n’en avait pas eu le besoin puisqu’elle s’était stabilisée seule comme une grande.


« Attends, attends j’ai mieux ! »

S’inclinant dans une sublime révérence, le jeune homme lui sourit.

« Mais je t’en prie ! »

..

« Chante petit ! »

=D. Ouais, il l’appellerait Symba maintenant +out+.

« J’ai un joli ptit lot de noix de coco dibidi bidibidi qui se suivent comme des numéros ..... des grosses, des naines, toutes à la file indienne ! »

Fou rire.

« .. Touuuuuutes à la file indienne ! Yeah Zazou ! »

oO.

« Tient, ça m’dit quelque chose ça… Yeah Tantor ! Tarzan =D »

Héhé, bah comme quoi, il avait des restes. Riant en voyant la jeune femme recommencer la petite comptine devant l’enfant, le lançant dans leurs conneries, le jeune homme s’était mis à chercher une autre musique à chanter, mais là il n’en trouvait plus. Heureusement, son amie était venue l’aider.

« Il en fauuuut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureuuux. Il faut se satisfaire du nécessaire : un peu d'eau fraîche et de verdure que nous prodigue la nature
quelques rayons de miel et de soleiiiil…. »



« ..vraiment très peu pour être heureuuux. Il faut se satisfaire du nécessaire : un peu d'eau fraîche et de verdure que nous prodigue la nature… quelques rayons de miel et de soleil.. »

Beau canon ! Même s’il ne se rappelait plus de la fin et que du coup ça avait un peu bafouillé. Mais bon, c’était déjà pas mal nan ?

Je te propose une trêve de bavardage !
D’accord, alors j’vais chanter !
Dites à mes amis que je m’en vais, je pars vers de nouveaux pays
Où le ciel est bleu, dites que je m’en vais
Et c’est tout ce qui compte dans ma vie !
Dites à mes amis que je m’en vais et j’aime chacun des pas que je fais.

Car il n’y a rien de mieux que de se revoir, peu importe ce qui nous sépare !

Un grand sourire. Anthéa faisait super bien Baloo tient !

« hodelali hodelalou vive ce beau jour ! … C’est tout ce dont j’me souviens de Robin des bois xD ! »

Mais le jour était beau, c’était tout ce qui comptait de toute manière !

« Hey, tu sais quoi ? Demain, j’vais me démerder pour choper des dessins animés. Faut bien lui remplir le crane de belles histoires à la Disney ! Tu nous accompagne ? »

Tient, et puis en marchant, ils étaient arrivés devant un hôtel. Chose qui avait fait rire le jeune homme.

« Hey, c’est pas toi qui voulait m’suivre dans une chambre. »

Petit regard et mimique à moitié perverses qui l’avaient fait rire d’autant plus.

« C’est bien d’faire monter la temperature aussi. »

L’alcool, c’est mauvais les enfants ! Et en parlant d’enfant :

- Pouquowa ?

Une nouvelle fois, le jeune homme avait souri, c’était tellement rare que le petit se mette à parler. Mais c’était de plus en plus courant. Souvent quand il était avec une fille d’ailleurs.

« Bah ya des chauffages dans les chambres d’hôtel ! Quelle question =D »

Héhé, ouais, il avait une réponse à tout !

« Au matin de ta vie, sur la planète
Eblouis par le dieu soleil,
A l’infini, tu t’éveilles aux merveilles,
De la terre qui t’atend et t’appelle
Tu auras tant de choses à voir pour franchir la frontière du savoir
Receuillir l’héritage, qui vient du fond des ages dans l’harmonie, d’une chaine d’amour

Oui je chante et je t’emmeeeeeeeerde

C’est le cycle éternel, qu’un enfant béni rend immortel,

Donne nous une chaaaaaaaambre, une chambre pour la nuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit »


Héhé, ouais, c’est une nouvelle version qui avait… bien bugué le propriétaire du petit hôtel à moitié miteux, mais en même temps, plus, c’était en dehors de leur budget. D’ailleurs, ça aussi, mais c’est pas grave, ils se barreraient par la fenêtre !

- C’est ça ouais, j’reviens, j’vais voir mon boss …

« Ok =D »

Petite bouille innocente. Tour d’horizon, pas de caméras, trop cher, le jeune homme avait passé le petit qu’il avait eu dans ses bras jusque-là, le tendant au-dessus de lui comme s’il était le nouveau bébé lion. L’enfant dans les bras de son amie, il lui avait fait signe de lui cacher les yeux alors que Yui passait par-dessus le comptoir, ouvrait la caisse et prenait de quoi… ne pas payer la chambre. Comme quoi, c’était encore plus simple comme ça. Retour à côté d’Anthéa avec un petit air innocent sur le visage. Et au retour de l’homme, il chantait à nouveau, bah oui, il faut bien brouiller les pistes !

« ..tout le monde veut devenir un cat parce qu’un chat quand il est cat retombe sur ses pattes ; à jouer du jazz, on devient vite un acrobate .. merci beaucoup =D »

Argent donné, chambre prise et pouf ! Départ vers la chambre à travers les étages en riant avec son amie et le petit qui ne comprenait pas ben pourquoi ils s’esclaffaient ainsi.

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Viva la libertad ! - Anthéa

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