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 Circle The Drain - Klaus

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Faith A.Callaghan

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MessageSujet: Circle The Drain - Klaus   Dim 14 Oct 2012 - 17:17

Bien des années sont passées et je suis toujours là ! On ne peut pas dire que j’ai une vie de rêve, loin de là, mais j’ai réussi à plus ou moins m’en sortir et croyez-moi, ça n’était pas forcément chose aisée !

La jeune femme s’était longtemps demandé ce qu’elle ferait une fois qu’elle aurait pris sa revanche. Et si sur le coup le voir s’effondrer lui avait fait un bien fou, il fallait bien admettre que cette libération avait fini par la déstabiliser sur le long terme. Parce qu’elle avait toujours eu ce but, celui de venger la mort de son frère et celle de Maxxie et maintenant que c’était fait, elle ne savait plus vraiment où aller, et encore moins quoi faire. Besoin d’une aide, elle avait toujours eu quelqu’un pour l’aider à avancer, ça avait été son frère pendant un bon moment, puis Maxxie avait pris le relais mais elle s’était de nouveau perdue lorsqu’il avait disparu, la jeune femme avait cru se retrouver dans les yeux d’un certain Asiatique qui lui ressemblait un peu trop mais elle n’avait pas su baisser la garde et avait fui à la première complication, la jolie blonde n’était pas prête pour la vie qu’il lui proposait et s’attacher à eux de cette façon était trop risqué, pour elle mais aussi pour eux. Alors elle avait fui, loin trop loin et les avait perdu de vue. La première fois qu’elle avait croisé le regard de ce petit garçon, elle avait compris que rien ne serait possible, jamais elle ne pourrait être l’équivalent d’une mère pour lui, incapable de se prendre en charge alors s’occuper d’un enfant qui en attend beaucoup, c’était bien trop lui demander !

La jeune femme n’avait jamais su ce qu’ils étaient devenus tous deux, elle les avait recroisés avant de disparaitre, mais n’avait pas eu le courage de s’avancer vers eux de peur de ne plus pouvoir repartir. Et depuis, jamais plus elle n’avait recroisé leur route. Alors c’était avec June qu’elle avait continué un temps, et puis une fois l’homme tombé, elles avaient pris des chemins différents elles-aussi, parce qu’elles étaient trop différentes malgré un passé un peu commun ! Malgré les apparences et tout ce qu’on aurait pu penser, la jolie blonde ne s’était pas laissé abattre, elle avait eu des coups de mou bien sûr, car tout ce pour quoi elle avait grandi avait pris fin brutalement et c’était vide et sans but qu’elle s’était sentie dans les semaines qui avaient suivies, mais elle avait fini par retrouver ce sentiment de liberté et elle avait continué sa route, retournant à son ancienne vie, était retournée sur la tombe de ce frère qu’elle avait perdu bien trop jeune, et avait même cherchée à trouver celle de Maxxie, mais elle n’avait retrouvé aucune trace de lui, à croire qu’il n’avait jamais existé. Alors une fois de plus elle était repartie, tournant le dos à ce passé sans pour autant l’oublier, elle voulait tourner la page et tenter de s’en sortir. Dans un premier temps, la jolie blonde aux airs un peu rebelle avait tenté de recroiser la route du nippon mais il semblait avoir disparu et là encore elle avait du se faire une raison, Yuichi avait de toute évidence quitté la ville.

La jeune femme avait tenté de se faire à cette nouvelle vie qui s’offrait, mais elle devait être encore trop immature, et tous les petits jobs qu’elle avait pu avoir, elle les avait tous quittés au bout d’une ou deux semaines parce que ça n’avait jamais été son genre de se créer des attaches, et qu’elle aimait bien trop se sentir libre pour s’enfermer dans une routine trop formelle et trop ennuyeuse, alors la jolie blonde avait fini par retrouver cette vie qui ne l’avait jamais vraiment quittée dans le fond, parce que malgré son passage dans le centre, elle n’avait jamais réussi à tout arrêter, bien au contraire. On ne change jamais vraiment !

Voilà comment expliquer, en partie, l’arrivée de la jeune femme aux Urgences d’Oakley City... C’était une histoire purement et simplement stupide et elle s’en voulait de s’être laissé embarquée dans une telle galère, car oui à ce stade s’en était forcément une et pour cause, il ne fallait pas être devin pour savoir ce qui allait se passer. Blessure par balle signifie obligatoirement déclaration à la Police et qui dit police pour une toxico dit forcément gros problème à la sortie, surtout aux vues du passé de la demoiselle ! Non la jeune femme ne s’était pas assagie avec le temps, en perte de repères, elle se débrouillait mais n’arrivait jamais à sortir la tête hors de l’eau très longtemps. La volonté finit toujours par s’effondrer lorsque la motivation n’est pas conséquente, et jusqu’ici elle n’avait pas réussi à en trouver une qui vaille assez le coup !

Assise dans cette salle, on lui avait demandé d’attendre qu’un médecin vienne s’occuper de son cas, chose qui vous vous en doutez n’était pas dans l’ordre des priorités de la demoiselle ici présente. Non elle n’attendrait pas sagement qu’on la mène à l’abattoir, après tout ça n’était pas la première fois qu’elle se prenait une balle ou un coup de lame, les quelques cicatrices qui marquaient sa peau en étaient de parfaits témoins, qu’on se le dise ! Seulement, il lui avait été impossible de fuir, bien trop de passage dans les couloirs et une infirmière qui avait du remarquer le fait qu’elle n’était pas des plus à l’aise en ce lieu n’arrêtait pas de la surveiller.

- J’ai juste besoin de compresses, j’pourrais très bien m’en charger seule, inutile de perdre votre temps pour ça…
- Un médecin doit vous examiner c’est la procédure, alors vous restez assise bien sagement ou j’appelle la sécurité !
- Connerie… Ben qu’il se dépêche votre toubib, parce que j’ai autre chose à faire que de perdre ma journée ici !

L’infirmière était sortie, et la jeune femme n’avait rien trouvé de mieux que de pester contre cette maudite bonne femme qui l’avait contrainte à rester dans cette pièce avec rien d’autre à faire si ce n’est attendre qu’on daigne la livrer aux grands méchants (pas beaux =D). Nerveuse et agacée, la jeune femme commençait à perdre légèrement patience alors que la douleur se réveillait doucement au niveau de son épaule. C’était une connerie de l’avoir amenée ici !

- J’ai besoin d’une cigarette !

Oui elle l’avait dit assez fort pour hériter d’un regard massacreur de la part de l’infirmière ce qui avait fait gentiment sourire la jolie blonde. Peut être qu’en l’agaçant elle finirait par en avoir assez et la ferait dégager d’ici. En attendant le super docteur, c’était ce qu’elle avait trouvé de mieux à faire pour s’occuper et faire passer le temps en oubliant le fait qu’elle avait reçu une balle près de l’épaule et qu’elle serait d’ici peu dans une merde pas possible.

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Niklaus Matt Stigman

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mar 16 Oct 2012 - 10:08

Faire les choses bien, ne pas se laisser embarquer dans tout le reste. Ça parait simple pour des tas de gens, c’est quelque chose d’inné chez beaucoup d’entre eux. Peut être parce qu’ils sont simplement né au bon endroit au bon moment, comme la majorité des personnes. Ou, qu’en tout cas, leurs parents ont réussi à faire en sorte qu’au final, tout se passe bien pour eux. Mais chez une petite minorité, un choix reste à faire, et il se présente encore et encore tout au long de leur vie, comme pour les narguer. Eux se sont retrouvés plusieurs fois à choisir le plus simple, à se laisser aller et à n’en faire qu’à leur tête. Mais un jour, il faut grandir, il faut se rattraper, et s’adapter à un monde qu’on a toujours rejeté. Il faut accepter de n’être qu’un citoyen comme les autres, embrigadé dans sa petite vie tranquille, qui paie à la société sa vie calme et paisible. Ou du moins, plus que celle d’avant. Mais grandir n’est pas simple, et accepter d’entrer dans ce cadre ne l’est pas non plus, et la plupart n’y arrivent pas, ils dérivent, prennent leur propre chemin, mais finissent souvent raide plus vite que les autres. Bien sûr, parfois, Niklaus se demandait bien ce qu’aurait été sa vie s’il n’avait pas fait le choix radical, de, finalement, devenir père, et d’assumer ça mieux que ne l’avait fait le sien. S’il avait juste continué d’avancer sans regarder en arrière, s’il avait fermé les yeux sur sa petite sœur et qu’il n’avait fait qu’écouter ses désirs comme l’avait fait son frère, comment la vie se serait-elle passée ? Que serait devenue Kelly ? Il se plaisait, bien sûr à penser qu’il faisait bien son boulot, et, à la voir, rien ne pouvait lui insuffler de doute, et pourtant, et si, s’il l’avait laissée aller, elle était tombée dans une famille qui l’avait dorlotée, peut être aurait-elle eu une vie normale, et peut être qu’elle n’aurait pas peur à nouveau qu’on la juge à cause de lui. Oui, enfin, non, ça n’était pas à cause de lui réellement, c’était surtout qu’elle était différente, et qu’elle n’avait aucune envie qu’on lui pose quarante questions en lui rappelant sans arrêt que sa famille avait explosé à un moment ou à un autre de sa vie et que jamais elle ne serait comme les autres.

- J’ai besoin d’une cigarette !

Joanne, l’infirmière avait poussé un long soupire à l’instant même où, lui, arrivait. Elle était penchée sur une pile de dossier qu’elle devait probablement trié pour les envoyer au bon endroit avant de changer de poste, et, de toute évidence, la jeune femme qui attendait sur le banc des urgences lui jouait ce genre de tours depuis un petit moment.

« Ça risque d’être compliqué. »
« Ah, enfin, vous voilà ! La salle 12 est prête. Faites bien attention. »
« Ça devrait aller, merci. »

Oui, on l’avait bipé il y avait un moment, il le savait bien, mais il s’avère que se couper en quatre, c’est assez compliqué, enfin, pour le commun des mortels. Et puisqu’il appartenait à cette race, il n’avait pas réellement pu arriver plus tôt. Contournant le petit secrétariat, il s’était placé devant la jeune femme qui, on le lui avait dit, avait reçu une blessure par balle. La police était d’ailleurs très probablement déjà prévenue. Quoi que vu que Joanne semblait littéralement crouler sur les papiers, elle avait peut être remis ça à plus tard, histoire de ne pas être prise au dépourvus quand Grincheux ferait son apparition pour se plaindre du fait qu’untel ou untel n’était pas encore pris en charge. C’était tout l’avantage de faire des consultations : il pouvait l’éviter encore un peu. Plus que six jours à tenir et il partirait : yes !

« Si vous voulez bien me suivre… »

C’était calme pour l’instant, et puisqu’il y avait des salles faites pour les consultations, autant les utiliser, ce qui n’était absolument plus le cas lors des arrivées massives. Ça aurait dû, mais quand tout s’enchaînait, la place finissait toujours par manquer. Niklaus referma derrière lui la petite porte tout en intimant à la jeune femme d’aller se placer sur la table d’auscultation.

« Pouvez vous me montrer la plaie s’il vous plais, mademoiselle … ? »

Vu l’âge, elle pouvait tout aussi bien être mariée que célibataire, quoi que vu la jeune femme, il doutait qu’elle soit seule. Mais c’était toujours le souci. Enfin, il valait mieux ne vexer personne, et, oui, cette femme était vraiment jolie. Mais là n’est pas le propos.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Tout en sachant qu’elle ne répondrait probablement pas..

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Faith A.Callaghan

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mar 16 Oct 2012 - 14:18

- J’ai besoin d’une cigarette !

Simple, clair et concis ! La jeune femme n’était pas particulièrement adepte de la cigarette, c’était plus pour provoquer la gentille infirmière qui l’avait coincée ici et qui tenait absolument à la maintenir en « captivité » le temps que le grand docteur vienne la prendre en charge. Sauf que la patience n’avait jamais été l’une de ses qualités primaires et qu’être dans un endroit comme celui-ci la mettait plus que mal à l’aise dans le sens qu’elle avait toutes les chances de se faire pincer et de terminer au poste de police puis devant un tribunal ou pire… Elle n’avait pas besoin de ça en plus, autant ne pas provoquer le destin.

« Ça risque d’être compliqué. »
« Ah, enfin, vous voilà ! La salle 12 est prête. Faites bien attention. »
« Ça devrait aller, merci. »

La jeune femme n’avait pu s’empêcher de sourire à la mise en garde de l’infirmière. Genre elle pouvait être dangereuse… Bon ok, ça lui arrivait d’avoir ses petits excès de rage par moment, mais il ne fallait pas non plus la prendre pour une psychopathe en puissance, certes elle avait passé quelques temps dans un asile de barges, mais dans le fond, ça n’était pas vraiment en tant que dangereuse criminelle qu’elle y était entrée alors, autant ne pas revenir là-dessus ! Il avait fini par se présenter face à elle, l’homme en question devait avoir son âge environ, ou alors il était fichtrement bien conservé !

« Si vous voulez bien me suivre… »

Elle n’avait pas répondu, le suivant gentiment comme une gentille petite fille sage à qui on ne peut décemment rien reprocher. En passant devant l’infirmière, la jolie blonde n’avait pu s’empêcher de lâcher un « bouuuh » avec un joli sourire moitié amusé, moitié moqueur. Oui elle aimait faire chier le monde, elle n’allait pas s’en priver, d’autant que c’est pas tous les jours qu’elle met les pieds ici, alors quitte à être coincée ici, autant faire en sorte de rendre la chose moins rébarbative. Une fois la porte passée et refermée, la jeune femme avait reporté une attention un peu plus particulière à son sexy toubib, oui il n’avait rien de désagréable alors là encore, autant profiter de la vue tant qu’on le peut !

« Pouvez-vous me montrer la plaie s’il vous plait, mademoiselle … ? »
- Vous prenez pas la tête avec ça, vous avez sûrement des tas de vrais patients qui attendent ailleurs. Donnez-moi juste des antidouleurs et des calmants et ça ira. J’saurai me débrouiller…

Quoi, si en prime elle pouvait récupérer quelques p’tits trucs au passage légalement en prime, autant saisir sa chance, d’autant qu’il n’avait pas l’air d’un salaud notoire alors peut-être qu’avec un peu de chance, il saurait se montrer compatissant envers elle.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »
- Vous allez me trouver extrêmement maladroite et peu originale mais… J’ai glissé dans les escaliers.

Il avait raison, elle n’irait pas lui raconter sa vie, par peur des jugements et aussi parce qu’elle n’avait pas vraiment confiance, et puis, moins il en savait sur elle, moins il pourrait en dire aux flics.

- Et si vous pouviez faire ça assez vite, ça m’arrangerait, j’aime pas trop trainer dans le coin !

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mer 17 Oct 2012 - 5:32

Une cigarette dans un hosto, oui, ça risque d’être compliqué, mais, finalement pas autant que la simple présence de la jeune femme. Parce qu’en fait, c’était l’image de son propre frère qui lui venait en tête quand il la voyait agir, et un petit sourire amusé s’était dessiné sur ses lèvres quand elle avait jeté le « bouuh » moqueur à la pauvre Joanne. Pas qu’il appréciait qu’on se raille d’elle sur les bords, mais disons que ça le renvoyait à une certaine époque qui lui manquait finalement. Parce qu’on ne va pas se mentir, fermer les yeux sur le monde et n’en faire qu’à sa tête, c’est génial, même si ça amène certaines emmerdes. Non, il ne regrettait pas les choix qu’il avait fait, mais au bout de ceux-ci, c’était garder une sœur pour perdre un frère, et ça n’était pas quelque chose qu’il vivait particulièrement bien, parce que son frère avait été quelque chose d’important pour lui pendant son enfance, un modèle en fait, et il avait choisi de s’en détourner. Et maintenant, celui-ci avait disparu de sa vie. Donc, bien sûr, ça lui faisait mal, et bien sûr, il voulait être quelqu’un de bien qui ne fait pas de pas de travers, et ce pour inculquer les bonnes choses à Kelly, et parce qu’il y croit aussi, tout simplement. Mais disons qu’il était un peu nostalgique, et que la jeune femme devant qui il s’était retrouvé dans la salle d’auscultation le renvoyait à tout ça.

« Pouvez-vous me montrer la plaie s’il vous plait, mademoiselle … ? »
- Vous prenez pas la tête avec ça, vous avez sûrement des tas de vrais patients qui attendent ailleurs. Donnez-moi juste des antidouleurs et des calmants et ça ira. J’saurai me débrouiller…

C’est marrant comme c’est exactement la réponse qu’il attendait. Et exactement celle que donneraient à peu près toutes les personnes dans la situation de la jeune femme, dont il se doutait, bien évidemment. Déjà, tout le monde dans cet hôpital s’en doutait, et ensuite, lui, avait côtoyé ce milieu pendant un bon moment, il en avait vu les ravages et, surtout, connaissait tous les petits désagréments que ce genre de consommation pouvait provoquer, puisqu’il les avait subit lui-même il y avait de ça un moment. Alors, bien sûr, il les avait repérés à l’instant même où ses yeux s’étaient posés sur la peau de la jeune femme, du moins, un instant après le fait qu’elle avait un physique qui ne lui déplaisait pas. Toubib et type de bien, certes, mais humain pour autant. Pourquoi tant idéaliser les gens ? Il lui avait donc jeté un coup d’œil sceptique qui voulait tout dire, avant de reprendre.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »
- Vous allez me trouver extrêmement maladroite et peu originale mais… J’ai glissé dans les escaliers.
« Mais tout à fait. Et comme par hasard, un lapin rose vous attendait en bas des marches avec une arme. C’est pas d’bol quand même. »

C’est dommage, non, vraiment. Non, sérieusement, il n’avait pas dit ça d’un air agressif, mais avec un demi sourire, pourtant, il sentait qu’il se dirigeait au fur et à mesure vers la mauvaise voie.

- Et si vous pouviez faire ça assez vite, ça m’arrangerait, j’aime pas trop trainer dans le coin !
« Ça, je m’en doutais un peu. Ecoutez, c’est mon job, et j’vous laisserais pas repartir avec une balle dans l’épaule qui risque non seulement de s’infecter, mais aussi d’avoir atteint l’articulation. Alors sans vouloir être insistant, il va falloir me laisser faire, et ça ira sûrement plus vite. J’peux vous envoyer une femme si ça vous gêne, mais quelque chose me dit que non. »

Rah lala, de la poigne Nick, de la poigne !

« Et en prime, c’est maintenant mooon... deuxième jour, ce qui fait que si j’pouvais éviter la faute professionnelle, ça m’arrangerait bien. Donc j’vais faire semblant de vous croire, et vous allez prendre la bonne décision et espérer que vous n’avez rien de grave. Ça marche ? »

Laisser partir une patiente avec une balle dans l’épaule avec quelques antidouleurs, c’était perdre son job sur le champ, et il le savait. Sauf que, justement, il s’était démené pour l’avoir ce boulot, et il en avait besoin au moins autant que tous ses collègues, voir plus, et ce genre de choses dans son dossier ferait plus que bof. Mais, ok, il appréciait sans trop savoir pourquoi la jeune femme et ses yeux pétillants de malice malgré la douleur qui devait le scinder le bras. Et, ça, ça n’était pas une très bonne chose pour le bien-fondé de ses actions.

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Faith A.Callaghan

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mer 17 Oct 2012 - 18:25

On dit souvent étant gamin… « Moi, j’serais jamais comme mes parents, j’saurais réussir là où vous avez complètement foiré ! » pourtant, on a tous tendance à plus ou moins reproduire les schémas de notre enfance. Lorsqu’on regardait l’histoire de la jeune femme d’un peu plus près, on pouvait facilement le remarquer, sa mère était une junkie paumée qui avait préféré se suicider plutôt que d’assumer son rôle de mère, son père les avait plantés sans demander son reste parce qu’il en avait eu marre, son frère était tombé dans ce merdier et elle, et bien elle avait fini par y tomber également sans vraiment s’en rendre compte et sans pour autant le vouloir. C’était venu petit à petit, pour essayer et puis parce que se perdre dans son monde en cas de surtension valait mieux à ses yeux que de scarifier les bras. Pourtant, elle avait longtemps cherché à se détruire pour se punir d’être encore là, mais tout ça n’avait plus vraiment de sens aujourd’hui. A ce jour, elle était juste une fille paumée que la vie n’avait pas épargnée et qui tentait de se reconstruire sans trop y arriver par manque de volonté et de motivation !

Sur la demande du médecin, la jeune femme n’avait pu s’empêcher de diverger, essayer d’échapper à cela même si un soin était inévitable et qu’elle aurait aimé être certaine de ne pas perdre l’usage de son bras avant de repartir, mais se faire examiner et soigner signifiait passer du temps ici, et dans l’immédiat elle n’en avait vraiment pas envie. C’était prendre trop de risque pour pas grand-chose au final ! La police l’interrogerait pendant des heures, remonterait dans son casier et donc son passé, qui n’avait à ce jour rien de très reluisant ! Elle n’était pas fille de médecin ou d’un riche homme d’affaire, juste une orpheline passée par un centre de tarés… Chouette profil !

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

- Vous allez me trouver extrêmement maladroite et peu originale mais… J’ai glissé dans les escaliers.
« Mais tout à fait. Et comme par hasard, un lapin rose vous attendait en bas des marches avec une arme. C’est pas d’bol quand même. »
- Vous aussi vous trouvez ?! Parce que j’me suis toujours dit que j’avais pas d’bol par moment !

C’est ça, fait ta maligne, gardant son sourire, la jeune femme tentait de cacher la douleur qui lui irradiait l’épaule pour minimiser son mal.

- Et si vous pouviez faire ça assez vite, ça m’arrangerait, j’aime pas trop trainer dans le coin !
« Ça, je m’en doutais un peu. Ecoutez, c’est mon job, et j’vous laisserais pas repartir avec une balle dans l’épaule qui risque non seulement de s’infecter, mais aussi d’avoir atteint l’articulation. Alors sans vouloir être insistant, il va falloir me laisser faire, et ça ira sûrement plus vite. J’peux vous envoyer une femme si ça vous gêne, mais quelque chose me dit que non. »
- Sinon quoi, vous allez m’attacher et me droguer juste pour le plaisir du travail bien fait et votre éthique professionnelle ?! Et puis, au pire j’peux vous signer une décharge si c’est ça qui tracasse autant !

Sur ses premiers mots, la jeune femme avait gentiment souri, oui il y avait sûrement du sous entendu là-dessous, après tout, il semblait bien parti pour discuter avec elle et ne l’avait pas encore prise de haut, alors pourquoi se montrer agressive. Non c’était calme qu’elle avait parlé malgré ses quelques crispations par moment.

« Et en prime, c’est maintenant mooon... deuxième jour, ce qui fait que si j’pouvais éviter la faute professionnelle, ça m’arrangerait bien. Donc j’vais faire semblant de vous croire, et vous allez prendre la bonne décision et espérer que vous n’avez rien de grave. Ça marche ? »
- J’accepte si vous ne prévenez pas la police… Et je répondrais à toutes vos questions…

Elle l’avait regardé légèrement insistante, oui elle tenait à cette condition et acceptait même de se dévoiler un minimum s’il faisait ce pas vers elle.

- Alors ? Ca vous va ?!

Quoi je tente, on sait jamais !

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mer 24 Oct 2012 - 10:18

Ne pas refaire les erreurs de ses parents, c’est comme un cercle vicieux, on cherche tellement à éloigner l’image que nous avons de nous même de celle dont on se souvient d’eux, qu’on fini peut être, sur certains points par être ce que nous voulons, mais sur une majorité d’autres, on tombe en excès, ou au contraire, sur des petits détails, des choses sur lesquels on ne s’est pas formalisé, on reproduis à l’identique le modèle qu’on nous a inculquer. Il avait ragé contre son père pendant une grande partie de son enfance, et, en attendant, quand l’occasion s’était présentée de faire pareil et d’oublier ses devoirs envers sa famille, il avait fuit, pris le chemin le plus simple pour aller planer ailleurs. Sauf que la réalité vous rattrape toujours, qu’on ait quinze ans ou vingt-huit, il y a toujours un moment où il faut soit s’effondrer et disparaitre, soit se relever parce que c’est simple, on ne peut simplement pas vivre comme ça, pas quand il y a un môme qui a besoin de nous. Pas quand on souffre d’avoir perdu ses parents et de n’avoir personne pour s’occuper de soit et que quelqu’un d’autre possède les mêmes plaies par votre faute. Il l’avait fait ce choix là aussi, et ne pouvait aucunement en vouloir à quiconque le faisait également, mais il avait fait demi tour. Un jour, le jeune homme avait décidé de ne plus rien toucher, et c’était ce qu’il avait fait. Ça parait simple comme ça, mais les choses s’étaient passées d’une manière moins édulcorée que ça. Normalement, Kelly n’avait rien vu des moments sordides qu’il avait traversé, et s’en être sortis à temps pour être capable de redresser la barre, obtenir un diplôme comme celui de médecine et au final, gérer seul l’éducation d’une enfant, tout en faisant de son mieux pour lui apporter ce dont elle avait besoin, pour être honnête, il en était fier. Disons qu’il s’était à peu près racheté pour l’avoir presque abandonnée à des inconnus et ne pas s’être réellement aperçu de la souffrance que l’enfant en tirait.


« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

- Vous allez me trouver extrêmement maladroite et peu originale mais… J’ai glissé dans les escaliers.
« Mais tout à fait. Et comme par hasard, un lapin rose vous attendait en bas des marches avec une arme. C’est pas d’bol quand même. »
- Vous aussi vous trouvez ?! Parce que j’me suis toujours dit que j’avais pas d’bol par moment !
« Indéniablement… »

Tout ça pour dire, que s’il blaguait là, et qu’il aurait fallu être con pour ne pas voir qu’il avait parfaitement compris la situation, ça n’était pas pour autant qu’il la jugeait ou qu’il avait un regard négatif sur là où elle en était. Tout le monde n’a pas une petite puce pour vous ramener sur le droit chemin.

- Et si vous pouviez faire ça assez vite, ça m’arrangerait, j’aime pas trop trainer dans le coin !
« Ça, je m’en doutais un peu. Ecoutez, c’est mon job, et j’vous laisserais pas repartir avec une balle dans l’épaule qui risque non seulement de s’infecter, mais aussi d’avoir atteint l’articulation. Alors sans vouloir être insistant, il va falloir me laisser faire, et ça ira sûrement plus vite. J’peux vous envoyer une femme si ça vous gêne, mais quelque chose me dit que non. »
- Sinon quoi, vous allez m’attacher et me droguer juste pour le plaisir du travail bien fait et votre éthique professionnelle ?! Et puis, au pire j’peux vous signer une décharge si c’est ça qui tracasse autant !
« ‘Pas très sûr que ça serait très éthique de vous attacher… même si terriblement tentant =D Pour éviter toute disparition inopportune je parle… bref, nan, ce genre de papier, ça marche pour les cas classiques ; et une balle n’est pas exactement un cas classique. »

Une balle, c’est l’obligation d’appeler les flics, parce que dans la majorité des cas, la personne qui se l’est reçu a besoin de passer devant le juge, que ça soit pour elle ou pour enfermer la personne qui s’est servis de l’arme. Ou en psychiatrie, mais dans ces cas là, l’épaule est rarement touchée. Bref, la jeune femme était dans la merde, il l’avait bien compris, mais rien que pour son honneur personnel, il ne pouvait pas la laisser repartir avec une telle blessure, qui risquait de partir en vrille dans les prochains jours. En fait, il aurait même fallu qu’elle ait des soins plus poussés et qu’elle reste en observation dans l’hôpital, mais ça, il allait éviter de le dire, ça ne lui plairait que peu.

« Et en prime, c’est maintenant mooon... deuxième jour, ce qui fait que si j’pouvais éviter la faute professionnelle, ça m’arrangerait bien. Donc j’vais faire semblant de vous croire, et vous allez prendre la bonne décision et espérer que vous n’avez rien de grave. Ça marche ? »
- J’accepte si vous ne prévenez pas la police… Et je répondrais à toutes vos questions…
...
- Alors ? Ca vous va ?!
« L’infirmière va probablement le faire si j’m’en charge pas. »

Il était honnête au moins. Enfin, pas tant que ça puisqu’il s’était dirigé vers la porte du fond pour l’ouvrir et y jeter un coup d’œil. A vrai dire, elle aurait dû être fermée, mais en règle générale, ce détail était oublié, par simple commodité.

« Ya une fenêtre là bas. Pour peu qu’elle ne passe le coup de fil que d’ici quelques temps, j’ai largement le temps de faire mon boulot le temps qu’ils se pointent. »

Qu’est-ce que tu fous merde ?? Aucune idée. Disons que c’est ça le souci quand on accepte de prendre comme employé un homme avec un passé un peu spécial, c’est qu’il peut ressortir, et, pour sa part, il ne pouvait s’empêcher de voir son frère, voir même lui-même.

« J’vous laisse partir que si vous acceptez qu’on se revois dans quelques jours pour que j’vérifie que la cicatrisation se fait bien. Ça marche ? »

A vrai dire, il n’avait pas besoin de sa réponse, même si ça ne marchait pas, elle dirait oui, et basta, tout simplement parce que c’était son option la moins déplaisante. Et puis, tout ce qui lui importait, c’était sortir d’ici, et il savait très bien qu’il avait peu de chances de la revoir si elle avait décidé que non. Mais bon. De toute manière, l’enfermer ne servait à rien, et elle ne paraissait pas particulièrement malsaine, elle avait probablement juste un problème d’addiction, et, ça, tant qu’elle n’aurait pas décidé elle-même qu’il fallait qu’elle fasse quelque chose, rien ne changerait. Enfermer un drogué pour le forcer à se sevrer, ça ne servait pas à grand-chose, il en avait eu des exemples dans sa famille proche et n’était donc pas un fan de cette optique là. Tout en examinant la jeune femme, il n’avait pu s’empêcher de poser la question.

« Ça fait combien de temps que vous êtes dans cette situation ? »

Quoi ? Elle avait dit qu’elle répondrait à ses questions ! Et, oui, il parlait drogue, il parlait du non soutien familial, voir de l’inexistence de la famille, et il parlait emmerdes à tout va.

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Ven 2 Nov 2012 - 23:33

Elle avait eu une chance de s’en sortir, une chance de tout laisser et commencer une nouvelle vie, mais à croire qu’elle n’était pas assez mature encore. Maxxie avait été là pour elle, l’avait aidée à y voir plus clair mais ça n’avait pas suffit à annihiler ce besoin de vengeance, elle aurait sûrement dû l’écouter, peut-être qu’aujourd’hui lui serait toujours là et qu’elle ne serait pas dans cette galère en ce merveilleux jour. Mais voilà, la jolie blonde ici présente est bornée et ça n’avait décidemment pas toujours joué en sa faveur. Quoi que, elle n’était pas la plus à plaindre. Elle n’avait pas une vie de rêve, mais elle survivait, cherchait toujours un but concret à son existence, mais n’était pas plongée dans une déprime morbide pour autant bien au contraire. Son sourire ne la quittait que rarement et si elle ne prenait pas vraiment la vie au sérieux, c’est qu’elle était passée par assez d’épreuves pour comprendre qu’elle n’était pas éternelle et qu’il valait mieux en profiter au maximum !

Alors la jeune femme s’était amusée à monter un bateau tellement évident qu’il en était risible, mais voir le jeune homme entrer dans le jeu ne l’avait que poussée à continuer dans ce sens. Parce qu’elle ne cherchait pas à être crue, c’était évident qu’elle mentait, mais ne pas se sentir jugée a du bon parfois et peut suffire à vous mettre un minimum en confiance lorsque votre situation n’est pas très avantageuse. Oui, elle serait dans la mouise si la police venait à l’embarquer, et pas uniquement parce qu’elle avait de la drogue dans le sang, mais aussi parce que son passé lui reviendrait dans la figure. Dix années n’avaient pas suffi à effacer son casier, et encore moins son dossier psy’… Oui c’est le désavantage lorsque vous êtes passée par un Centre un peu trop spécial. Alors si on l’attrapait pour blessure par balle et utilisation de drogue… Nul doute qu’elle serait bonne pour pas mal de questions en tout genre et peut être même une cure de désintox’ qu’elle n’était pas prête à encaisser ! Pourquoi ?! Pas envie tout simplement, elle était bien comme ça et n’en voyait pour le moment pas le besoin.

- Sinon quoi, vous allez m’attacher et me droguer juste pour le plaisir du travail bien fait et votre éthique professionnelle ?! Et puis, au pire j’peux vous signer une décharge si c’est ça qui tracasse autant !
« ‘Pas très sûr que ça serait très éthique de vous attacher… même si terriblement tentant =D Pour éviter toute disparition inopportune je parle…
- Evidemment... Sinon quoi d'autre...
Bref, nan, ce genre de papier, ça marche pour les cas classiques ; et une balle n’est pas exactement un cas classique. »

La réponse du docteur sexy n’avait pu que la faire sourire.

- Je sais pas pourquoi, j’me doutais un peu de votre réponse… Mais bon, on me reprochera pas de pas avoir tenté !

La jeune femme se doutait bien de la suite des évènements, pourtant elle n’était pas encore prête à lâcher prise. Pas tant qu’elle avait encore un semblant de liberté au bout du couloir.

« Et en prime, c’est maintenant mooon... deuxième jour, ce qui fait que si j’pouvais éviter la faute professionnelle, ça m’arrangerait bien. Donc j’vais faire semblant de vous croire, et vous allez prendre la bonne décision et espérer que vous n’avez rien de grave. Ça marche ? »
- J’accepte si vous ne prévenez pas la police… Et je répondrais à toutes vos questions…
...
- Alors ? Ca vous va ?!
« L’infirmière va probablement le faire si j’m’en charge pas. »

Elle pestait intérieurement, supplier n’avait jamais été son genre, aussi sexy que soit la personne qui se trouvait en face d’elle, et s’abaisser à ça ne lui plaisait pas vraiment. Soupirant face à l’impasse qui lui faisait face, la jeune femme avait de plus en plus de mal à trouver une issue qui lui soit positive, et ce même avec toute la bonne volonté du monde. Il n’avait de toute évidence pas envie de jouer son poste, chose qu’elle pouvait aisément comprendre, en particulier pour une inconnue, droguée de surcroit, avec une balle dans l’épaule. Quel beau tableau !

« Ya une fenêtre là bas. Pour peu qu’elle ne passe le coup de fil que d’ici quelques temps, j’ai largement le temps de faire mon boulot le temps qu’ils se pointent. »

La belle avait redressé la tête pour voir ce qu’il mijotait, sans vraiment comprendre… Attends deux secondes… Tu veux me la refaire là ?! T’es en train de me dire que tu veux m’aider au risque de t’en prendre plein la tronche ?! Il était revenu vers elle, la jeune femme le fixant toujours pas certaine de bien comprendre.

« J’vous laisse partir que si vous acceptez qu’on se revois dans quelques jours pour que j’vérifie que la cicatrisation se fait bien. Ça marche ? »

Elle était restée une minute silencieuse, se demandant sincèrement s’il tentait de gagner du temps avec elle ou alors s’il était vraiment sincère en lui disant qu’il la laisserait s’échapper.

- Une façon originale de me filer un rancard, j’admets… C’est d’accord.

A savoir si elle reviendrait, tout dépendrait de la suite des évènements, mais ça il devait s’en douter. Baissant un peu sa garde, la jeune femme avait entrepris de lui faire confiance, acceptant son aide, puisque de toute évidence, elle ne sortirait pas d’ici sans qu’il ne l’ait examinée et soignée alors autant faire ça vite avant que l’autre n’appelle la police. Retirant sa veste, non sans mal, puis son haut, cette fois-ci avec une certaine difficulté puisque relançant forcément la douleur le long de son bras et de son épaule. Une fois fait, elle avait déposé sa main sur ce qui lui avait servi de compresse à savoir un bout de tissu qu’elle avait trouvé. Inutile de dire qu’elle douillait, ça devait se voir malgré ses tentatives pour le cacher. Loin d’être pudique, elle ne ressentait pas de gêne particulière à se retrouver en soutien-gorge face à lui, laissant apparentes les quelques cicatrices d’un passé qui se voulait : mouvementé, dont les plus importantes remontaient au centre… Souvenirs d’un certain Andréas/Tyler pour ses basses côtes et d’une mauvaise réception avec un certain nippon au regard ravageur, pour celle qui lui barrait une petite partie du dos. La jeune femme s’était installée un peu mieux, s’appuyant sur le dossier légèrement relevé de la table. Pas que la tête lui tournait, mais la douleur pouvait avoir des effets dévastateurs lorsque vous la réveillez, et puis se serait certainement plus facile pour lui de l’examiner si elle y mettait du sien.

« Ça fait combien de temps que vous êtes dans cette situation ? »
- Trop longtemps j’imagine… Une dizaine d’années !

Depuis la mort de son frère mais ça, elle ne comptait pas lui dire… Pas maintenant en tout cas, après tout, elle le connaissait à peine et n’était pas entièrement sûre de pouvoir lui faire confiance.

- J’ai pas eu une enfance dorée mais j’imagine qu’on peut toujours trouver pire… J’ai grandi en foyer.

Un peu déstabilisée par l’intérêt qu’on pouvait lui porter, la jeune femme avait tenté de détourner la conversation.

- Et vous, qu’est-ce qui vous a poussé à venir ici ? Vous avez l’air un peu jeune pour ce boulot…

Oui je sais, j’ai dit que je répondrai à toutes tes questions, mais je ne t’ai jamais dit quand ! Pourtant, elle s’était dévoilée un minimum, c’était peut-être la douleur qui la faisait parler, ou une confiance même minime en celui qui semblait prêt à l’aider.

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Lun 5 Nov 2012 - 12:34

4 Septembre

- Sinon quoi, vous allez m’attacher et me droguer juste pour le plaisir du travail bien fait et votre éthique professionnelle ?! Et puis, au pire j’peux vous signer une décharge si c’est ça qui tracasse autant !
« ‘Pas très sûr que ça serait très éthique de vous attacher… même si terriblement tentant =D Pour éviter toute disparition inopportune je parle…
- Evidemment... Sinon quoi d'autre...
Bref, nan, ce genre de papier, ça marche pour les cas classiques ; et une balle n’est pas exactement un cas classique. »
- Je sais pas pourquoi, j’me doutais un peu de votre réponse… Mais bon, on me reprochera pas de pas avoir tenté !

Sa réflexion lui avait arraché un sourire, mais la suite l’avait gommé. Bien sûre, elle allait chercher n’importe quel moyen pour se sortir de la position dans laquelle elle était. D’ailleurs, pourquoi avait-elle aboutit ici ? Quelqu’un l’y avait probablement amenée, la mettant dans la situation forte peu confortable de celle qui a des choses à se reprocher que la loi n’approuve pas, et qui risque de perdre la chose la plus importante à ses yeux : la liberté. Bien sûr, il ne la connaissait pas, et ne se permettrait pas de dire qu’il avait la moindre idée de son état d’esprit, mais il aurait été prêt à parier qu’il n’était pas bien loin de la vérité. Pendant un temps, il aurait très bien pu se retrouver à sa place, et si ça n’avait pas été le cas, il n’avait s’agit que d’une bonne dose de chance. Parce qu’il avait un peu trop joué à se balancer sur le fil du rasoir et ne pouvait s’empêcher de penser à ça quand il voyait la jeune femme. Tout comme il ne pouvait refouler les souvenirs de lui et son frère avant qu’il ne fasse le choix de le laisser aller. Mais pendant tout ce temps, il avait découvert des aspects de son frère qu’il ne connaissait pas, il s’était rapproché de lui, c’était éclaté, avait découvert une nouvelle vision de la vie… et puis, avait fait demi tour. C’était un choix comme un autre, il avait renoncé à une vie pour une autre existence, et l’une comme l’autre avaient leur attrait. Il aurait suffit qu’il n’ait pas de sœur pour qu’il choisisse de rester et vivre comme la jeune femme devant lui.

« Et en prime, c’est maintenant mooon... deuxième jour, ce qui fait que si j’pouvais éviter la faute professionnelle, ça m’arrangerait bien. Donc j’vais faire semblant de vous croire, et vous allez prendre la bonne décision et espérer que vous n’avez rien de grave. Ça marche ? »
- J’accepte si vous ne prévenez pas la police… Et je répondrais à toutes vos questions…
...
- Alors ? Ca vous va ?!
« L’infirmière va probablement le faire si j’m’en charge pas. »

Il lui en aurait pas fallu peu aussi pour choisir de faire les choses autrement face à elle. Mais il avait un passé qu’il ne pouvait pas oublier. Mais s’il avait été différent ? Si son père avait réussi à se gérer, s’il avait été là pour eux ? S’il n’avait pas vécus loin de toute existence et famille stable, qu’il avait eu tout le loisir de profiter d’une enfance classique. Serait-il seulement devenu ce qu’il était aujourd’hui ? Aurait-il même choisi ce métier ? Il n’aurait probablement pas eu de raisons d’arriver ici, ni même de se retrouver devant la jeune femme. Mais voilà, il avait beau payer ses impôts, avoir un job respectable et tout ce qui s’en suivait, il avait toujours cette partie de lui qui n’avait pas suivit les chemins classiques. Il y avait toujours ces souvenirs d’une vie tout autre qui faisait qu’il ne pouvait pas considérer les choses comme la plupart de ses collègues. Et c’était ce qui faisait qu’il allait faire une connerie, et qu’il savait très bien que s’en était une.

« Ya une fenêtre là bas. Pour peu qu’elle ne passe le coup de fil que d’ici quelques temps, j’ai largement le temps de faire mon boulot le temps qu’ils se pointent. »

La jeune femme avait d’un coup relevé les yeux. Elle perdait probablement à cet instant tout espoir de le voir se comporter ainsi, et c’était un regard surpris qui s’était posé sur lui. Ce qu’il faisait exactement, il n’en avait qu’en partie conscience, mais il ne pouvait se résoudre à faire comme s’il… comme s’il n’était que ce genre de mec. Comme s’il n’avait jamais été à sa place, comme s’il ne connaissait pas ces gens qui devraient se retrouver en taule ou autre, et comme s’il ne les aimait pas toujours autant. Ils avaient été ses frères, lui, avait évolué autrement, c’était tout. Mais il pouvait comprendre des choses que ses collègues ignoraient, et il ne pouvait faire comme s’il ne voyait pas ces choses là. Et, oui, rien ne lui disait qu’elle n’était pas nocive à la société et autre, mais… mais c’était comme ça, voilà tout.

« J’vous laisse partir que si vous acceptez qu’on se revois dans quelques jours pour que j’vérifie que la cicatrisation se fait bien. Ça marche ? »

Un instant, la jeune femme était restée silencieuse, à le jauger d’un œil, se demandant probablement s’il était sérieux et si elle pouvait lui faire confiance ou non. Mais elle était là maintenant, de toute manière, coincée, et elle n’avait pas le choix. Tout comme il s’avait que rien ne garantissait qu’elle vienne en effet après être sortie d’ici. Mais c’était comme ça.

- Une façon originale de me filer un rancard, j’admets… C’est d’accord.
« Ça fait du bien d’varier un peu. »

Les demandes classiques, c’est démodé. Nan, sérieusement, c’était vraiment par conscience professionnelle qu’il faisait ça, en espérant qu’elle revienne, mais il n’irait pas dire non plus qu’il n’était pas attiré par la jeune femme, ce qui avait peut être motivé aussi son choix d’ailleurs. Mais bon, comme n’importe quoi, on a beau dire, on agit tous vis-à-vis de la tête du client, que ça soit politiquement correcte ou non, c’est purement de l’adaptation. La jeune femme s’était donc débarrassée non sans mal de son haut et de sa veste. Lui, avait fait quelques gestes dans son sens pour l’aider, mais il avait rapidement déduit de son opiniâtreté qu’elle pouvait le faire toute seule et que c’était ce qu’elle entendait faire. Niklaus s’était donc contenté de prendre les affaires pour les poser un peu plus loin alors qu’elle s’installait un peu mieux, lui laissant plus de marge de manœuvre pour agir. Commençant à agir, il c’était donc intéressé à elle, faisant la conversation, plus par curiosité que par habitude.

« Ça fait combien de temps que vous êtes dans cette situation ? »
- Trop longtemps j’imagine… Une dizaine d’années !
« Trop longtemps en effet.. »

Pas qu’il la jugeait, c’était simplement que d’après son âge approximatif, en effet, ça faisait longtemps, et, surtout, ça faisait jeune. Comme lui, comme beaucoup d’autres finalement.

- J’ai pas eu une enfance dorée mais j’imagine qu’on peut toujours trouver pire… J’ai grandi en foyer.
« C’est pas toujours simple ça, oui. »

Il aurait bien voulu poser une autre question, mais, portant toute attention à ce qu’il faisait pour ne pas lui faire trop mal, il avait mis un moment avant de pouvoir reprendre la parole, et elle l’avait devancé.

- Et vous, qu’est-ce qui vous a poussé à venir ici ? Vous avez l’air un peu jeune pour ce boulot…

Un instant, il avait hésité à répondre, concentré sur ce qu’il faisait, écartant les lèvres de la plaie, il avait retiré la balle avant de se redresser, reprendre la respiration qu’il avait coupé tant qu’il était penché sur la blessure – un vieux réflexe contre lequel il fallait qu’il se batte, les masques ne servaient pas à rien – et répondre finalement.

« L’appât du gain. Enfin, payer le loyer quoi. Et pour ce qui est de mon âge, disons que j’voulais faire ce boulot là, mais qu’il fallait pas que j’perde de temps. L’un dans l’autre, j’ai pas mal speedé dans mes études. »

Et vu les études, c’était un exploit, et il en était conscient. Surtout avec un boulot à côté. Mais il faisait partis de ces gens que la nature gâte et qui n’ont pas besoin de tant d’efforts pour apprendre ce qui pose problèmes à d’autres. Et ce boulot était fait pour lui, ça avait été une évidence très vite. Ou du moins, il était fait pour ça.

« Ya pas que votre enfance qui a pas dû être dorée.. »

Il avait jeté un œil sur les autres cicatrices que la jeune femme arborait, mais s’en était détourné assez rapidement pour aller chercher quelques instruments dont il avait besoin dans le tiroir d’un meuble proche. Il n’y avait pas absolument tout ce dont il avait besoin ici, ça n’était qu’une salle de consultation, mais ça lui suffirait. De toute manière, il devrait faire avec le peu qu’il avait. Après que la zone fut insensibilisée, il se mit à la recoudre, sachant qu’elle partirait bientôt, et que bientôt, il monterait son premier bateau envers l’hôpital qui l’avait engagé, lui permettant de commencer une nouvelle vie qui, normalement, serait plus confortable que la précédente.

« Ya un grand centre commercial dans le centre, si je vous dis après demain à 15h… j’voudrais vraiment que vous veniez. »

C’était important, oui. Et même si sa parole ne signifierait probablement rien, il pouvait toujours tenter de la convaincre.

« Encore un moment. C’est presque fini. »

Un instant encore, il avait fini de soigner la jeune femme. Mais la plaie désinfectée, la balle extraite, et les bords refermés, il n’avait eu plus qu’à se redresser, poser ses outils et la regarder un moment.

« Allez-y. »


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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mar 6 Nov 2012 - 0:33

Pas très loin en effet, comme quoi, il était doué pour lire dans les pensées des gens… Enfin façon de parler, mais c’est vrai que lorsqu’on a un passé assez similaire, on peut plus aisément comprendre les gens et apprécier ce qu’ils sont sans trop d’à priori. D’un sens, la jeune femme se disait qu’elle avait eu de la chance de tomber sur lui, après tout, pas une seule fois il s’était permis une remarque désobligeante envers elle ou ce qu’elle était, il ne l’avait pas jugée à son apparence, ni même à ses habitudes peu conventionnelles. Il s’était juste contenté de faire son boulot en passant outre le fait qu’elle était une toxico’ un peu trop rebelle qui s’attirait un peu trop les foudres de types pas toujours très nets. Mais c’était sa vie, elle l’avait choisie sans vraiment s’en rendre compte, et si elle regrettait certains de ses choix passés, on ne pouvait pas vraiment dire qu’aujourd’hui elle était la plus malheureuse des femmes sur terre ! Sérieusement, y a qu’à voir le toubib qui vient de la prendre en charge ! Nan mais vous avez regardé son regard 5 minutes ? Et son p’tit sourire, c’est ça, on pourrait presque l’appeler docteur mamour… Si ce n’est que ce nom est déjà pris, et que l’original est largement dépassé à ce stade ! Bref, vous l’aurez compris, la jolie demoiselle ne restait pas en reste devant les charmes évidents de ce cher Docteur Stigman.

Elle avait douté un moment, avait même commencé à se faire à l’idée que non… Elle ne sortirait pas d’ici libre comme l’air, bien au contraire, mais il avait su refaire naitre cette petite lueur d’espoir en prononçant les mots magiques. Ce qui admettons-le, n’avait fait que grimper sa cote auprès de la demoiselle !

- Une façon originale de me filer un rancard, j’admets… C’est d’accord.
« Ça fait du bien d’varier un peu. »
- Totalement d’accord… L’originalité tend à se perdre de nos jours… C’est dommage, j’adore qu’on me surprenne.

Surprenez-moi !

Bref, la jeune femme s’était installée, non sans mal, mais il avait eu la délicatesse de ne pas l’assister, chose qu’elle avait apprécié, même si un peu d’aide ne lui aurait pas fait de mal, elle était trop fière pour quémander son aide… De plus, cette douleur n’était pas si intense quand on y pense. Son regard s’était posé sur lui, alors qu’il avait commencé à s’occuper d’elle.

« Ça fait combien de temps que vous êtes dans cette situation ? »

- Trop longtemps j’imagine… Une dizaine d’années !
« Trop longtemps en effet.. »

La jeune femme avait souri, elle s’était déjà fait cette réflexion, s’était déjà dit qu’elle aurait dû ne jamais toucher à tout ça, mais on ne refait pas le passé alors autant assumer pleinement ses erreurs.

- J’ai pas eu une enfance dorée mais j’imagine qu’on peut toujours trouver pire… J’ai grandi en foyer.
« C’est pas toujours simple ça, oui. »
- C’est l’moins qu’on puisse dire, mais bon…

- Et vous, qu’est-ce qui vous a poussé à venir ici ? Vous avez l’air un peu jeune pour ce boulot…


Elle s’était tue, la douleur n’aidant pas vraiment à ce qu’elle continue à s’exprimer sur son passé glorieux d’orpheline. Se faire extraire une balle n’est jamais une partie de plaisir… Même quand la personne en face est expérimentée et que vous êtes dans un hôpital, croyez-moi !

« L’appât du gain. Enfin, payer le loyer quoi. Et pour ce qui est de mon âge, disons que j’voulais faire ce boulot là, mais qu’il fallait pas que j’perde de temps. L’un dans l’autre, j’ai pas mal speedé dans mes études. »
- La motivation devait être… Assez conséquente apparemment. Entre nous, y a des moyens beaucoup plus rapides pour « payer le loyer ».

Pas très respectables… Certes, mais jusqu’ici ça avait comblé les fins de mois et elle n’avait jamais vraiment eu à s’en plaindre, mise à part aujourd’hui, ça va !

« Ya pas que votre enfance qui a pas dû être dorée.. »

Un instant, elle avait repensé à comment ces marques étaient apparues, et ce qui en avait découlé… Malgré le mal de certaines, d’autres se révélaient être comme un rappel à de bons moments passés malgré tout, une partie de sa vie qu’elle ne désirait pas tant oublié que ça.

- Blessures de guerres…

Arrêtes, tu vas tomber dans la nostalgie là tu l’sais ?! Oui elle le savait, mais elle n’y pouvait pas grand-chose si ce n’est garder la face et ne pas tomber le masque. Il avait fini par la recoudre, elle avait été patiente, le laissant faire les choses qu’il avait à faire, même si elle commençait à trouver le temps long, elle n’irait pas dire le contraire.

« Ya un grand centre commercial dans le centre, si je vous dis après demain à 15h… j’voudrais vraiment que vous veniez. »

Elle n’avait pas répondu tout de suite, pour dire vrai, elle hésitait bien sûr, pas certaine dans le fond que ça soit très raisonnable pour lui comme pour elle…

« Encore un moment. C’est presque fini. »

Il avait fini par se redresser, son travail terminé il l’avait regardée… Inutile de dire qu’à cet instant, le cœur de la demoiselle s’était emballé, et pas parce qu’elle était raide dingue amoureuse du Docteur Sexy. Une crainte qu’il ne tienne pas parole peut-être, sûrement même, elle avait accueilli les mots suivants avec un soulagement non dissimulé.

« Allez-y. »

Elle ne comptait pas se faire prier, des fois qu’il reviendrait sur sa décision, alors la jeune femme avait repris ses affaires avant de les enfiler, là aussi avec un peu de difficultés, mais l’appel de la liberté passait outre ce mal quoiqu’on en dise ! Près de la porte elle s’était retournée vers lui, un certain sourire sur les lèvres, celui qui vous dit merci avec une certaine sincérité qu’on ne peut cacher.

- J’y serai… Et promis, je ne ferais pas de folie de mon corps… Du moins pas avec ce bras là !

Quoi, on vous a jamais dit que l’humour dans des situations un peu fantasque c’était bien ?!

- Merci… Docteur Stigman.

Un joli sourire, oui elle avait un avantage sur lui, son nom était marqué sur son badge, chose qu’elle n’avait pas manqué de ne pas remarquer. On sait jamais, des fois qu’elle aurait besoin d’ordonnances un jour – va se cacher !

Sur ces mots, la jeune femme avait passé la porte, s’assurant qu’il n’y avait personne, et puis la fenêtre qu’elle avait enjambée, pour finalement rejoindre l’escalier de services qui la rapprocherait un minimum du sol. Certes, il n’était pas si loin que ça, mais avec une épaule en moins, elle ne préférait pas tenter le diable, pas sûre qu’avec un genou ou une cheville en moins, il la laisse repartir aussi facilement cette fois. La belle s’était évanouie dans la nature, redevenant une inconnue dans la foule.

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MessageSujet: Re: Circle The Drain - Klaus   Mar 6 Nov 2012 - 21:32

- Totalement d’accord… L’originalité tend à se perdre de nos jours… C’est dommage, j’adore qu’on me surprenne.
« Je tacherais de m’en souvenir. »

Ça tombait plutôt bien, en règle générale, il était plutôt du genre à tout faire de manière… pas banale. Une originalité qui finissait par marquer sa vie alors qu’il ne faisait que chercher à la rendre calme et classique. Pas qu’il lui faille absolument de la stabilité pour vivre, ce qui, en le connaissant, risquerait d’être compliqué à trouver. Mais il n’était pas seul et voulait surtout que sa sœur puisse grandir dans un univers sain, et le fait qu’il passe son temps à bosser ou courir à droite et à gauche pour faire rentrer des sous, il savait que ça devait lui peser. D’ailleurs, c’était ce qui avait fait hésiter le juge. Est-ce qu’elle ne serait pas mieux autre part, dans une famille classique ? Mais ça faisait déjà un moment qu’il s’occupait d’elle quasiment exclusivement et force avait été de reconnaitre qu’il saurait gérer. Ce qui, finalement, n’avait pas été si évident que ça au fur et à mesure que les mois passaient. L’avantage, c’était que Kelly était autonome et capable de le suppléer pour certaines tâches de maison. Et l’autre avantage, celui de ne plus avoir de parents, c’était que les tâches de maisons pouvaient être faites… un peu plus tard que prévus. Ok, il n’était pas exactement une fée du logis, et le fait que la jeune femme fasse quelques petites choses à droite et à gauche à présent le soulageaient sensiblement. Et puis, à présent, il n’allait plus avoir besoin d’enchainer plusieurs boulots, donc aurait plus de temps même si l’hôpital le prendrait énormément. Le jeune médecin s’était donc intéressé à la vie de la jeune femme, se demandant d’une certaine manière si la sienne lui aurait ressemblé s’il n’avait pas eu de petite sœur qui savait y faire quand elle réclamait quelque chose. Bon, d’accord, dit comme ça, ça faisait un peu crise pour avoir un jouet. Mais ça n’était pas ça qu’elle avait voulu à cette âge elle. Kithy voulait juste son grand frère. Elle en avait déjà perdu un en plus de ses deux parents.

« L’appât du gain. Enfin, payer le loyer quoi. Et pour ce qui est de mon âge, disons que j’voulais faire ce boulot là, mais qu’il fallait pas que j’perde de temps. L’un dans l’autre, j’ai pas mal speedé dans mes études. »
- La motivation devait être… Assez conséquente apparemment. Entre nous, y a des moyens beaucoup plus rapides pour « payer le loyer ».
« C’est vrai. J’ai trouvé cette technique là plus… raisonnable. »

Et raisonnable elle l’était, tout comme lui finalement. Les gens évoluent, changent ou régressent. Mais ils ne peuvent que très rarement faire les choses telles qu’ils voudraient et la vie ne se montre jamais clémente. Il avait déjà touché à des moyens moins légaux de gagner sa vie, mais avec une enfant avec lu, il ne pouvait pas se permettre de se laisser tenter à ce genre de facilité. Elle n’était rien d’autre qu’une petite fille fragile et influençable à l’époque, et que ce soit à ce moment là ou à présent, il ne supportait pas l’idée que quiconque la mette en danger. Lui y compris. Et, non, le fait qu’il parle de raison à la jeune femme n’avait rien d’un jugement, ou peut être envers lui-même, et puisqu’elle n’eut pas l’air de s’en formalisé, c’était probablement qu’elle l’avait compris.

« Ya pas que votre enfance qui a pas dû être dorée.. »
- Blessures de guerres…
« Qui a gagné ? »

La réponse idéale aurait été que personne ne gagne vraiment une guerre. Mais puisqu’on n’était pas dans un mélodrame, la jeune femme avait apparemment préféré ne pas répondre, et, lui, s’était concentré sur la fin de sa besogne avant de finalement se résoudre à la laisser partir. Un instant, il avait hésité, son regard posé dans le sien, et, finalement, l’avait autorisé à prendre la fuite, ce à quoi sa patiente avait réagit par un long soupir de soulagement. En quelques minutes à peine, elle s’était changée et dirigée vers la fenêtre, ne s’arrêtant que sur le point de la passer.

- J’y serai… Et promis, je ne ferais pas de folie de mon corps… Du moins pas avec ce bras là !

Un petit sourire s’était dessiné sur son visage, mais, déjà, il se demandait comment il allait se dépatouiller de la situation dans laquelle il s’était mit seul.

- Merci… Docteur Stigman.

C’était avec un beau sourire qu’elle avait disparu, le laissant seul dans la pièce à se dire qu’il n’avait même pas consulté le dossier de la jeune femme et ne savait donc pas quel était son nom à elle.
Quelques minutes plus tard, il arriverait en courant devant le comptoir des infirmières, demandant si personne n’avait vu la jolie blonde qu’il avait emmenée là bas. Il dirait qu’il avait oublié son dossier et était allé le chercher pour lui faire signer un document, et affirmerait qu’elle avait disparu entre temps, qu’il ne s’était absenté que deux minutes tout au plus et n’avait pas vu que la porte du fond était déverrouillée. Ou quelque chose du genre. Et ça passerait, parce qu’il était nouveau, parce que la porte aurait due être fermée, parce qu’il s’excuserait platement, et parce qu’on avait tous droit aux erreurs. Parce que l’infirmière aurait oublié de passer le coup de fil parce qu’un groupe de personnes allaient débarquer à cause d’une explosion dans le métro

Qui sait ?

- Topic Fini -

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Circle The Drain - Klaus

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